Près de 50% des avions commerciaux permettront à leurs passagers de rester connecter à Internet durant leur voyage à l’horizon 2021, prévoit une étude du cabinet Euroconsult. Aujourd’hui, seuls 6.500 appareils sont connectés. 

©AlexBrylov / Istock.com
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À l’horizon 2021, cela représenterait plus de 17.000 appareils dans la capacité de relier leurs voyageurs à Internet. “Pour les fournisseurs de services de connectivité, les revenus générés pour l’IFC ont dépassé le milliard de dollars en 2016, et atteindront 6,5 milliards de dollars en 2026”, précise Pacôme Révillon, le directeur du cabinet Euroconsult.

Aujourd’hui, les compagnies aériennes déploient différents modèles tarifaires pour proposer la connexion à bord. Le relai peut être gratuit, comme sur les appareils de la Norwegian, la fameuse low-cost qui matraque les prix des vols long-courriers. De son côté, Emirates applique aussi la gratuité pour bénéficier de 10 Mo, mais permet d’accéder jusqu’à 500 Mo pour un dollar. Les passagers peuvent enfin se voir proposer une grille de tarifs, comme sur la nouvelle low-cost French Blue, qui propose des packs de 7 euros à 29 euros, pour profiter de 5Mo à 25Mo.

À noter que la connexion à bord des avions dépend aussi des pays survolés. Le service peut varier en fonction de la réglementation de chacun.

À ceci s’ajoute l’interdiction des ordinateurs et tablettes en cabines dans les vols en provenance des aéroports d’Amman, du Caire, de Koweït City, de Doha, de Dubaï, d’Istanbul, d’Abou Dhabi, de Casablanca, de Riyad et de Djeddah et à destination des États-Unis. La mesure antiterroriste pourrait être étendue aux trajets aériens en provenance du Vieux Continent. Une décision qui pourrait sérieusement ralentir le déploiement d’Internet à bord.

AFP