Selon Mark Zuckerberg, trop de fausses informations circulent sur le réseau social. 

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Pendant la campagne présidentielle américaine, de nombreuses rumeurs et fausses informations se sont propagées sur Facebook. S’il ne s’agit pas d’une première pour le réseau social de Mark Zuckerberg, le phénomène a tout de même pris beaucoup d’ampleur durant l’élection. D’où la volonté récente du dirigeant de lutter contre cette tendance.

Le fondateur de Facebook a cependant insisté sur le fait que ses équipes devaient rester prudentes afin de ne pas devenir “les arbitres de la vérité.” Dans les faits, aucune mesure ne sera prise pour l’instant puisqu’il est question de projets. D’ailleurs, rien n’est prêt à être concrétisé. L’un d’entre eux consistera à insérer un message d’alerte pour les informations ayant été signalées comme étant mensongères. A ce propos, les utilisateurs ne seront pas les seuls à être mis à contribution pour repérer ces fausses informations puisque la firme fera également appel à des experts externes.

De plus, dans ce même cadre, les sites d’actualités qui recensent intentionnellement des informations mensongères n’auront plus accès au système publicitaire de Facebook.

On l’évoquait au début de cet article : pour beaucoup, les réseaux sociaux ont permis d’asseoir la victoire de Donald Trump. D’abord, parce que ce dernier, maltraité par certains médias, a choisi ce canal de communication pour faire entendre sa voix. Ensuite, parce que de nombreux analystes insistent sur le fait que des fausses informations se sont multipliées sur Facebook et qu’elles étaient en faveur du candidat républicain. Certains posts ont même été partagés plus d’un million de fois.

A cet égard, Mark Zuckerberg avait indiqué qu’il était inconcevable de penser que son réseau social avait pu influencer le résultat des élections. Il semble qu’il ait quelque peu changé d’avis…

3 Commentaires

  1. Problématique très intéressante qui risque de poser pas mal de soucis pour déterminer les limites. Quelle information peut être déterminée comme fiable ? CeSt devenu un exercice d’équilibriste de s’informer sur internet : entre les sites d’info traditionnels qui ne semblent qu’être des relais d’une information assez aseptisée mais tournée sur de nombreux sites de manières à générer du “click”, les sites de propagandes clairement orienté “pro-machin” et qui distille petit a petit sa désinformation pour manipuler de plus en plus. On ajoute à cela le biais de recherche que semble appliquer de nombreux lecteurs pour appuyer leur théorie sans regarder DE l’autre côté de la barrière…je mélange pas mal de chose mais qui font, pour moi, partie intégrante de la problématique globale actuelle de l’information sur internet et DE l’écho dont n’importe quel zigoto peut profiter grâce à ce canal. Une éducation forte axée sur l’esprit critique et l’analyse des informations reste le seul rempart pour lutter contre cela. Personnellement, dans mon parcours scolaire, je me rappelle avoir été sensibilisé rapidement à cette pratique “ce n’est pas parce que c’est écrit quelque part que CeSt forcément vrai”. Mais pour se faire une véritable idée de novo d’un sujet, cela nécessite beaucoup d’investissement. Raison pour laquelle il est difficile de lutter contre la désinformation sur internet : chaque idée à la c*n tapée sur un clavier en 2 minutes mettent un temps dingue à être démontée. Tentez l’exercice : essayez de convaincre quelqu’un qui croit dur comme fer que la Terre est plate. Je vous souhaite bonne chance, la simplicité apparente de l’exercice n’est qu’un trompe l’œil et vous vous casserez rapidement les dents face à l’éventail d’argument fantaisiste dont font preuves ceux qui le croient. Il y a pas mal de site qui traitent justement de cela et c’est très intéressant à lire. Le rasoir d’Ockam ne semble plus très affûté pour certains…

  2. Voila qui risque de mettre a mal un paquet d’agences et medias qui ne font que relayer de la propagande, y compris belges.

    “La désinformation est une manipulation de l’opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés”. (Petite histoire de la désinformation” (1997) Volkoff)

    Dans le cas de la propagande mise en oeuvre par un Etat, un lobby, une multinationale ou un groupe financier, la désinformation est consciente et “planifiée”, mais s’exerce avec plus ou moins de complicité de la part des médias selon le niveau de démocratie ou leur degré d’indépendance.

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