Julian Assange l’avait promis et voilà que des documents concernant le camp démocrate sortent sur la plateforme WikiLeaks. Mais pourquoi un tel acharnement sur la candidate Hillary Clinton?

Crédit : AFP
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D’un côté, les médias qui soutiennent Trump établissent bon nombre d’insinuations quant à l’état de santé d’Hillary Clinton, de l’autre, la presse ne cesse de parler des propos misogynes du magnat de l’immobilier. Et si le camp républicain semble bien mal embarqué (défections d’investisseurs, d’alliés politiques, révélations de propos irrespectueux de la part de Trump, etc.), il vient de trouver un allié : WikiLeaks. En effet, si l’on devait désigner le parti choisi par le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, on opterait pour celui de Donald Trump tant l’informaticien ne cesse de dévoiler des documents défavorables au camp d’Hillary Clinton.

A ce propos, le site Slate recense différents messages ou emails diffusés par WikiLeaks et allant dans ce sens.

Tout d’abord, Julian Assange avait tweeté un sondage qui semblait prendre au sérieux des informations encore considérées comme des rumeurs aujourd’hui à propos du malaise de la candidate démocrate lors d’une cérémonie de commémoration du 11 septembre 2001. «Le malaise d’Hillary Clinton samedi, ses quintes de toux et ses mouvements inhabituels du corps et du visage peuvent être expliqué par: ses allergies et sa personnalité / la maladie de Parkison / la sclérose en plaques / les complications d’une lésion cérébrale.»

Image à l’appui :

tweet

 

Rappelons également qu’en août, le compte officiel de WikiLeaks avait partagé un email d’Hillary Clinton où il apparaissait que la candidate s’intéressait à un médicament utilisé pour traiter la maladie de Parkinson.

Il ne s’agit pas là du seul exemple où Julian Assange s’est intéressé à Hillary Clinton. En effet, Slate, via sa journaliste Claire Levenson, cite une autre rumeur qui part du principe que l’oreillette que porte la candidate lui permettrait d’obtenir toutes les réponses. Le compte Twitter de WikiLeaks avait alors posté l’extrait d’un mail où l’on pouvait voir qu’une personne, Huma Abedin, est bien responsable de ces oreillettes.

oreillette

On remarque que les pros-Clinton y voient de la désinformation, voire des rumeurs de complotisme. Mais il en irait de même pour les pros-Trump qui n’hésiteraient sans doute pas à parler de mensonges concernant des informations qui leur sont défavorables. Crier au complot reste finalement une stratégie classique.

Le cas particulier d’Assange

Claire Levenson de Slate se pose alors la question de ce qui a pu arriver à Julian Assange. Depuis le début de la campagne, ce dernier révèle des informations confidentielles sur le camp Clinton. Par exemple, il y a la fuite d’emails qui tendaient à démontrer que le camp démocrate était assez opposé à ce que Bernie Sanders soit leur représentant.

Aussi, la journaliste évoque le timing de la diffusion par WikiLeaks des échanges d’emails entre John Podesta, le chargé de campagne de Clinton, et Hillary elle-même. En effet, Assange a partagé ces informations juste après qu’une ancienne vidéo néfaste pour l’image de Trump ne soit apparue sur la toile. Claire Levenson émet alors l’hypothèse suivante : cela ressemble à une riposte d’Assange pour protéger Trump.

Assange aurait-il vraiment choisi un camp et, plus précisément, celui de Donald Trump ? Si le choix de ces révélations semblent l’indiquer, la confirmation ne peut venir que d’Assange lui-même.

Les Russes derrière cette opération ?

Le camp Clinton n’a pas tardé à réagir face aux nombreuses informations diffusées par WikiLeaks. Ainsi, pour les démocrates, ce sont les Russes qui sont derrière les fuites de documents.

D’ailleurs, beaucoup de ces derniers touchent directement les promesses réalisées par la candidate. Par exemple, elle se dit favorable à des frontières ouvertes concernant le libre-échange alors que sa ligne de campagne prône l’inverse. Sans oublier son point de vue sur Wall Street. Elle déclare que les financiers devront rentrer dans le rang mais ses emails dévoilent qu’elle trouve souhaitable de laisser s’autoréguler les marchés : deux positions opposées.

Comme expliqué précédemment, John Podesta, le responsable de la campagne d’Hillary a aussi été sévèrement pris à partie par WikiLeaks. Il accuse alors la plateforme de Julian Assange d’être de mèche avec Moscou. Pour donner du poids à ses dires, il s’appuie sur l’enquête concernant la fuite des 20 000 emails internes au Parti démocrate en juillet où les autorités chargée de cette investigation avaient accusé Moscou.

Quoi qu’il en soit, la Russie s’est empressée de démentir…

Complot or not complot ?

Il sera toujours compliqué de tirer le vrai du faux dans la sphère politique. Prenons l’exemple de l’oreillette que porte Hillary Clinton. Si cet accessoire pourrait effectivement servir à aider la candidate, le fait que l’information soit mise en évidence par le compte de WikiLeaks et d’autres sites internet adeptes des théories du complot est un avantage pour les démocrates : cela permet de faire passer cette information comme erronée ou comme relevant du complotisme alors qu’il n’en est peut-être rien.

En bref, chaque camp a ses petits secrets et la seule certitude, c’est que WikiLeaks a orienté sa démarche sur Hillary Clinton.

1 COMMENTAIRE

  1. Je suis d’accord avec le com precedent, article très très orienté.
    Si wikileaks a envie de prendre position Assange fait ce a qu’il veut.
    De toute façon la famille Clinton est pourrie jusqu’aux os. Ce sera une catastrophe pour le monde entière. Ils ont rien trouver de mieux pour contrer Trump.
    J’en ai marre de lire, dans la presse et les medias Français, Trump le méchant et Clinton “la gentile”. Cette vision est complètement derisoire.
    Ne pouvons nous pas trouver des articles d’actualite sur les présidentielles US sans prise de position?
    Trump a raison sur un point, il est seul face aux medias du monde entier (presque tous).
    Hate de recevoir mon exemplaire de son livre ” Make America Great Again” me faire mon idée mon opinion.
    Trump fait peur mais est ce que se serait un mal si la 1ere puissance (plus 1ere en réalité, détrôné par là Chine selon le FMI) effectue un 90 degrés dans sa politique?

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