Une vidéo qui se télécharge mal sur un appareil mobile engendre un stress équivalent à celui d’un film d’horreur, a affirmé mercredi l’équipementier en télécoms Ericsson.

Une vidéo qui se télécharge mal sur un appareil mobile engendre un stress équivalent à celui d'un film d'horreur. ©LDprod/shutterstock.com
Une vidéo qui se télécharge mal sur un appareil mobile engendre un stress équivalent à celui d’un film d’horreur.
©LDprod/shutterstock.com

Le groupe suédois, qui vend aux opérateurs téléphoniques de quoi accélérer les vitesses de téléchargement, a mesuré le pouls, l’activité cérébrale et les mouvements des yeux de personnes qui regardaient des vidéos sur un téléphone.

Si on leur demandait d’effectuer une tâche dans un temps imparti nécessitant d’avoir vu ces vidéos, les pauses dues au temps de téléchargement augmentaient de 38% le rythme cardiaque.

Si cette pause durait six secondes par exemple, “le stress engendré par les retards était semblable à celui ressenti en regardant seul un film d’horreur ou en résolvant un problème de maths, et supérieur à celui causé par l’attente à une caisse de supermarché”, a souligné Ericsson dans son rapport trimestriel sur les tendances de l’internet mobile.

“Offrir aux clients un réseau performant quand il le faut est essentiel pour améliorer la valeur de la marque” d’un opérateur mobile, a conclu le groupe.

Le test a été mené à Copenhague, ville où on est peu habitué à ce souci. Selon les chercheurs de l’université finlandaise d’Aalto, le Danemark bénéficie en effet du réseau internet mobile le plus rapide au monde, avec 22,3 mégabits par seconde en 2014.

Ericsson estime que l’essor de la vidéo va décupler le trafic mondial de données mobiles dans les six prochaines années. Sur les douze derniers mois, il a crû de 65%.

AFP