Le dernier rapport en date sur l’avenir des voitures sans conducteurs, signé Juniper Research, note que c’est en 2021 que cette technologie pourrait véritablement devenir réalité, elle est encore à ce jour confinée aux films de science-fiction ou aux James Bond.

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Le cabinet de recherche a prédit cette semaine qu’en 2025 on dénombrera 20 millions de véhicules autonomes sur les routes du monde entier, soit l’équivalent de 28% des voitures vendues à travers le monde en 2014 (72 millions selon les chiffres de JATO).

De l’extérieur, le consommateur lambda a l’impression que nous sommes à des années lumières de la voiture sans conducteur, or les budgets de recherche et développement ne cessent d’augmenter dans ce domaine, et les phases de test de certains constructeurs touchent bientôt à leur fin. Par exemple, lors du dernier salon automobile de Tokyo, en octobre, les constructeurs japonais de Toyota à Nissan se sont engagés à commercialiser les fonctionnalités de conduite autonome d’ici la fin de cette décennie.

En novembre, Ford est devenu le tout premier constructeur à commencer à utiliser Mcity, une réplique de centre-ville dédiée au test des voitures autonomes dans le Michigan. Selon le vice-président du groupe Ford Raj Nair, cette zone, qui offre un environnement sécurisé pour tester et améliorer les dernières innovations techniques, “est une étape importante pour améliorer la vie de millions de personnes et améliorer leur mobilité”.

Le premier prototype de voiture sans conducteur de Peugeot Citroën a récemment réussi un voyage de 3.000km entre la France et Madrid avant de revenir à Paris en utilisant les routes et autoroutes avec une intervention que très minime d’un conducteur. “Je suis fier de voir un véhicule autonome développé par nos équipes dans la région parisienne passer les frontières européennes”, a commenté Gilles Le Borgne, le vice-président de la recherche chez PSA Peugeot Citroën. Et de conclure que “cet exploit technologique est une étape clé dans la mise en place de la mobilité du futur”.

Mais à en croire les analystes de Juniper et du cabinet IHS, Google dispose d’une longueur d’avance sur les constructeurs traditionnels dans le développement de ces nouvelles technologies automobiles.

Les dernières données compilées par IHS suggèrent que Google proposera des voitures sans conducteur comme un service — taxis, surveillance, livraisons — avant que n’importe quel constructeur puisse commercialiser ses aides à la conduite.

AFP