Petite sœur de la Surface Pro 3, la Surface 3 reprend le design du modèle Pro et abandonne Windows RT pour opter pour une version plus complète du système d’exploitation. Nettement meilleure que ses deux ainées, la tablette grand-public de Microsoft reste outrageusement chère, la faute à son clavier, vendu séparément au prix de 149€…

De loin, difficile de différencier la Surface 3 de la Surface Pro 3... - © E.F.
De loin, difficile de différencier la Surface 3 de la Surface Pro 3… – © E.F.

Reprenant les mensurations et le design de la Surface Pro 3, la Surface 3 représente une évolution majeure par rapport à la Surface 2, qui tournait sous Windows RT, une version « bridée » de Windows 8, qui ne permettait pas d’installer tous les programmes Windows classiques. Plus puissante, plus fluide mais surtout capable de faire tourner tous les logiciels Windows, la Surface 3 est une machine de rêve pour les étudiants. Très fine et légère, elle se transporte facilement et s’adapte à tous les types de situations grâce à sa béquille, capable d’adopter trois positions différentes, et son clavier rétroéclairé qui se fixe en un clic à la machine pour la convertir en un véritable poste de travail mobile. Plus grande que la Surface 2, la Surface 3 est une machine idéale tant pour la productivité que pour le divertissement, grâce à son écran de 10,8 pouces qui offre une résolution de 1920×1080.

Moins puissante que la Surface Pro 3, la Surface 3 adopte un processeur Intel qui permet de faire tourner sans difficulté la plupart des logiciels Windows, mais qui peine à exploiter les logiciels exigeant de fortes ressources et peut être soumis à quelques ralentissements avec certaines applications. Rien de très grave cependant puisque dans la vaste majorité des cas, la Surface 3 assure une fluidité exceptionnelle. Pour le reste, elle hérite de la plupart des caractéristiques de la Surface Pro 3, avec notamment un port USB 3.0, un design entièrement repensé, avec une finition en aluminium, une béquille capable d’adopter plus de positions, et le support du stylet (vendu séparément au tarif de 49 euros).

Déjà assez chère à la base (549 euros), la tablette est livrée sans le clavier, qui est facturé 149 euros. Etant donné qu’elle perd pratiquement tout son intérêt sans celui-ci, inutile de dire qu’il faudra compter sur un budget de près de 700€ pour s’équiper. Un montant astronomique pour une tablette « haut de gamme » certes, mais qui rivalise difficilement avec des ultrabooks et PC portables de la même gamme de prix. Beaucoup plus intéressante pour les professionnels, le modèle Pro équipé d’un processeur i5 présente l’énorme atout de proposer une puissance brute beaucoup plus élevée.

Reste qu’en l’absence d’une véritable concurrence dans le milieu de gamme – la Surface Pro 3 régnant en maître sur le très haut de gamme, et le Transformer Book T100 sur l’entrée de gamme -, la Surface 3 reste une très bonne alternative aux ordinateurs classiques compte tenu de sa faculté à s’adapter à toutes les situations, mais aussi de son poids et de son autonomie, qui atteint facilement les 8 heures.

Conclusion

Si la Surface 3 est incontestablement une machine de rêve pour les étudiants et enseignants, le fait que son clavier soit vendu séparément reste une très grosse contrainte dans la mesure où celui-ci fait grimper la facture à près de 700€. Si la Surface 3 corrige la plupart des défauts de son ainée, son prix trop élevé en fait malheureusement une machine trop couteuse pour le public qu’elle vise. Reste que, sur ce segment, l’expérience et le savoir-faire de Microsoft demeurent deux très gros atouts pour le fabricant, qui est parvenu à imposer sa marque à force d’insister sur le caractère hybride de son produit.