Dans la bouche de tous les “gamers”, l’Oculus rift, casque de réalité virtuelle, se présente comme LE futur du jeu vidéo. la rédaction du Soir s’est plongée dans ce monde virtuel pour une expérience mitigée.

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Crédit photo : DR

Pour tester l’Oculus Rift, nous nous sommes rendus à Bruxelles et plus précisément dans le nouveau Popup Store d’Hellobank situé à proximité de la place des Monnaies. Il s’agit d’un lieu où, à travers une décoration très épurée, se côtoient imprimante 3D, capteurs de mouvements et écrans interactifs. Dans le fond de la salle, nous avons pris un ticket et attendu patiemment notre tour pour réaliser notre test. Lorsque notre tour est arrivé, nous nous sommes empressés de placer cette grosse “armature” sur notre tête. Il s’agissait ensuite de se positionner en face d’un écran surmonté d’une caméra dont le rôle est de capter les mouvements de l’utilisateur afin de minimiser les sensations de vertige. Nous voilà enfin plongés dans un univers champêtre avec une herbe verte, des papillons et du pollen qui virevolte, gare aux allergies !

Avec une lentille de vision 3D pour chaque œil, l’Oculus essaye au maximum de copier la vision humaine. Si on rajoute à cela un casque audio avec une bande-son appropriée, on se croirait vraiment en pleine nature sous un soleil printanier.

Pour se déplacer rien de plus simple, une manette style Xbox vous permet de faire des déplacements en avant ou arrière pour tourner, utilisez la bonne vieille méthode : vos pieds. N’hésitez pas à lever la tête au ciel pour apprécier les détails du monde virtuel, ils sont bluffants. Les plus exigeants remarqueront néanmoins qu’au zoom maximum, les pixels sont visibles. Une expérience convaincante, mais une fois le casque retiré, les nausées et migraines sont au rendez-vous et n’ont rien de virtuelles.

Les plus :

– Un casque confortable et léger : il ne pèse pas sur le nez et s’adapte facilement à tout type de tête.

– Un écran full HD qui permet de vraiment s’imprégner de l’environnement virtuel.

– Une caméra sur l’écran en face de l’utilisateur qui capte ses mouvements pour limiter les sensations de mal de mer.

– Quasiment pas de latence entre les mouvements de tête de l’utilisateur et ceux de l’Oculus.

Les moins :

– C’est assez désagréable de porter le casque au-dessus des lunettes.

– Malgré les deux lentilles qui sont censées s’adapter à tous types d’yeux, une partie de la vision peut rester floue.

– Écran Full HD n’est pas suffisant dans le zoom maximum, il faudrait du 4K pour une image parfaite.

– Les plus gros points négatifs sont sans nul doute les migraines, la nausée et les pertes d’équilibres possibles à la suite de l’utilisation, même courte, du prototype.

Verdict :

Une immersion bluffante dans une réalité virtuelle, une sensation de vraiment pénétrer un autre monde “déconnecté du réel”, mais la sensation de nausée et le mal de tête sont de gros points négatifs et posent question quant à la possibilité pour cette technologie de remplacer les jeux vidéos pour le grand public. Il ne s’agit toutefois que d’un prototype, il y a donc encore beaucoup de place à l’amélioration.

Toutes les infos sur l’Oculus Rift.

Cécile Papp (St.)