Le réseau social affiche aujourd’hui 271 millions d’utilisateurs actifs. Pourtant, selon un nouveau rapport de l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers, plus de 8% de ces comptes ne sont pas tenus par des humains.

©Maksim Kabakou/shutterstock.com
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L’un des points forts de Twitter, que ce soit auprès des amateurs de musique, des activistes politiques de base, des fans de sports, des mordus de cinéma ou des journalistes, c’est qu’il fait tomber les barrières entre l’utilisateur et la personne ou le sujet qui le passionne le plus.

Pourquoi, par exemple, suivre l’actualité de Justin Bieber à travers les médias traditionnels quand on peut s’abonner à son compte Twitter et discuter directement avec lui, en seulement 140 caractères ?

Il n’y a aucun doute, les tweets du Canadien ne sont pas l’oeuvre d’un algorithme sophistiqué. On ne peut cependant pas en dire autant de 8,5% des comptes actifs sur la plate-forme.

Le site d’information Quartz est le premier à voir découvert ces chiffres. Mais comme il le fait remarquer, interagir avec ce que l’on appelle un bot n’est pas forcément une mauvaise chose. Beaucoup de comptes qui fournissent des informations d’utilité publique sont ainsi automatisés.

De même, les bots sont régulièrement utilisés sur la plate-forme pour s’adresser aux sceptiques du réchauffement climatique, pour rappeler aux utilisateurs le génie d’Einstein ou simplement pour répondre automatiquement “It’s showtime!” à chaque tweet faisant référence au film de Tim Burton, “Beetlejuice”.

Certains bots sont en revanche créés pour faire monter le nombre d’abonnés d’un utilisateur, ou pour susciter le buzz autour d’un produit ou d’une déclaration.

Parmi ces 8,5%, on ne compte pas les spambots qui bombardent les utilisateurs de tweets ou de liens douteux en fonction des hashtags utilisés. Twitter estime que les spambots représentent aujourd’hui moins de 5% des comptes actifs.

AFP