Jan Koum, un des deux piliers de la célèbre messagerie, a rédigé une note inhabituelle afin de sensibiliser les clients et rassurer les candidats à la migration vers d’autres solutions.

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La liste des permissions requises s’est quelque peu allongée…

L’article publié hier sur le blog de Whatsapp est particulier autant par sa coïncidence historique que par ses sujets abordés. Depuis l’achat de la messagerie par Facebook, de nombreux soupçons planent à propos du comportement de l’éditeur vis-à-vis de la vie privée et de la confidentialité des échanges. Un doute récemment mis en lumière par le changement des permissions de l’application Android.

Un des fondateurs a souhaité réagir en saisissant sa plus belle plume pour évoquer sa naissance en Ukraine dans les années 80, appartenant à ce moment à l’URSS et conquérant son indépendance en 1991, et relater à quel point les communications téléphoniques posaient problème à cette époque puisque les services secrets russes exploitaient ce genre de données afin de contrôler sa population. Jan Koum poursuite avec un plaidoyer en la faveur de Whatsapp, qui n’exige que très peu de données personnelles et qui n’enregistre pas la localisation des utilisateurs.

L’intervention arrive à un moment relativement exceptionnel au vu des événements ukrainiens actuels. La situation est-elle à ce point catastrophique pour la désormais filiale de Facebook qu’il devient urgent de récupérer une situation politique extrême en guise d’exemple ? Après tout, malgré les mots sensibles de Jan Koum, c’est dans le bureau de Mark Zuckerberg que les décisions se prennent. Et il reste difficilement imaginable que le plus grand réseau social au monde ne fasse rien de son extravagant achat.

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