Malgré leur forte chute ces dernières années, le prix encore trop élevé des communications à l’étranger éveille la crainte et calme sérieusement la consommation des données.

Neelie Kroes
Neelie Kroes

L’étude menée par la Commission Européenne est sans appel: 94% des citoyens du vieux continent limitent l’usage de leur téléphone lorsqu’ils franchissent les frontières de leur pays. Seul un utilisateur sur dix conserve son attitude domestique pour échanger des e-mails à l’étranger et 47% anesthésient la connexion aux données mobiles. Ce comportement nuit évidemment au segment des applications pour smartphones qui se basent justement sur ces échanges. La Vice-Présidente de la Commission Neelie Kroes appelle, à nouveau, à la suppression des surcharges de roaming afin de former un marché fort, à l’instar des Etats-Unis et de la Chine. Elle estime que 300 millions d’européens pourraient renouer avec le data mobile en itinérance en cas de tarification unifiée.

Les résultats de l’enquête pour la Belgique sont également équivoques: 21% des consommateurs éteignent leur téléphone tandis que 24% coupent l’accès au web mobile pendant leur voyage. Seulement 11% cherchent une option de l’opérateur pour diminuer les coûts, 9% achètent une carte SIM locale et 20% misent sur des points d’accès Wi-Fi. Sur le taux d’utilisation, à peine 10% des Belges téléphonent sans restriction tandis que 20% acceptent tous les appels pour 27% qui poursuivent leurs conversations SMS. Les autres choisissent de surveiller leur consommation. Enfin, les citoyens se méfient fortement des e-mails, réseaux sociaux et messagerie en ligne puisqu’ils sont rarement plus de 15% à les exploiter à volonté en itinérance.

Sans option spécifique, le Mo consommé au sein de l’Union Européenne coûte 54 cents chez les trois opérateurs nationaux.

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