L’opérateur poursuit sa bataille avec Proximus pour lui dérober la couronne de meilleur réseau mobile belge. Y parviendra-t-il ou s’agit-il simplement d’un effet d’annonce ?

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En Wallonie, la zone à couvrir reste très importante…

Après une campagne médiatique particulièrement osée qui l’a vue être condamnée au silence, Base, à l’occasion de l’annonce de ses résultats annuels, renouvelle son message aux technophiles et gros consommateurs d’internet mobile: la couverture nationale en 4G sera assurée avant la fin de l’année. Il est vrai que le déploiement bat son plein. Fin 2013, 36% de la population était bercée par des ondes LTE à l’extérieur des bâtiments. Aujourd’hui, ce chiffre a déjà évolué avec quelques petites perles en termes de localités connectées comme Arlon et bon nombre de communes rurales flamandes. Sur le terrain, la carte théorique et relativement schématique cache un service très parcellaire avec une puissance de signal aléatoire. En effet, d’une rue à l’autre, il se peut que le smartphone choisisse la 3G. Dans ce cas également, la filiale de KPN sort un autre argument: « la couverture du 3G Dual Carrier atteint désormais 85% de la population ».

Sous l’égide de sa nouvelle directrice de la technologie, Suzanne Kelder, Base montre clairement la volonté de bousculer le leader qualitatif du marché belge. Qui plus est, sa maison-mère, qui attend une manne financière de la vente d’e-plus en Allemagne, oriente sa priorité sur le Benelux. Mais il semble tout de même peu probable que Proximus se laisse paisiblement dépasser. Après la 4G pour tous, l’opérateur s’attaque au problème bruxellois. Il estime que la capitale belge sera entièrement couverte dans dix mois, ce qui laisse éventuellement la Wallonie rurale aux concurrents. La licence 4G spécifique de Mobistar la force à d’abord couvrir les zones numériquement délaissées et Base répète à qui veut l’entendre que ces bulles blanches sont une opportunité. Avec la bande de fréquence des 900MHz, l’investissement est raisonnable et le déploiement rapide. Bruxelles présente davantage d’obstacles mais reste primordial pour poser un plan d’affaires bénéfique en 4G.

Selon Suzanne Kelder, Base a les atouts pour réussir les deux défis: « ma mission est de maintenir notre position, voire de l’améliorer afin que nous puissions continuer de proposer un réseau d’excellente qualité à nos clients. Mon équipe et moi-même allons également nous occuper d’innovation. Demain, nous vivrons dans un monde mobile et axé sur les données, si bien que BASE devra s’adapter en permanence et investir sans cesse dans de nouveaux outils et de nouvelles technologies ». Le cocktail qualité et prix challenger est-il réellement viable ou est-ce une posture pour contrer Belgacom ?

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