Nous avons essayé la smartwatch de Samsung : nos impressions

Mercredi dernier, Samsung présentait sa première smartwatch en ouverture de l’IFA. Appréciée par certains médias, vivement critiquée par d’autres, la Samsung Gear a créé un véritable débat entre les internautes sur Internet. Après avoir essayé l’appareil pendant un peu plus d’une demi-heure, nous vous proposons nos premières impressions sur cette smartwatch à part.

© E.F.
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Une smartwatch pas comme les autres

Lorsqu’on pense « smartwatch », on pense généralement à ces quelques gadgets sans grand intérêt qui coûtent une petite fortune et permettent au mieux de calculer le nombre de calories dépensées en courant, ou de consulter les notifications de son smartphone sur un tout petit écran d’un pouce. Certes, quelques exceptions existent mais dans l’ensemble, les premières smartwatchs se sont avérées être de jolis joujoux parfaitement inutiles et souvent remplis de bugs techniques.

L’arrivée de Samsung sur ce nouveau marché ne pouvait avoir qu’un apport positif pour l’écosystème tout entier. Avec son envergure et ses moyens le fabricant coréen faisait en effet partie des quelques rares fabricants à être en mesure de faire avancer les choses. Et force est de constater que sa Samsung Gear n’est pas une montre intelligente comme les autres.

Un design épuré

Pour son premier modèle de smartwatch, Samsung a choisi de jouer la carte de la sobriété en misant sur un simple corps en acier qui s’accroche autour du poignet grâce à un bandeau coloré. Visuellement, la smartwatch de Samsung attire le regard et parvient à séduire grâce à son esthétique travaillée. En revanche, elle déçoit un peu au niveau de sa structure, puisque la smartwatch dispose tout de même d’une certaine épaisseur au niveau de l’écran, et le système de fermeture nécessite quelques essais. Des petits détails certes, mais qui ont toute leur importance.

Une prise en main simplifiée

Si elle tourne sous Android, la Samsung Gear utilise une interface graphique personnalisée et surtout simplifiée, qui permet de n’afficher qu’un seul et unique élément sur le petit écran AMOLED de la montre. En l’allumant, à l’aide du bouton latéral, l’utilisateur découvre une interface graphique colorée et navigue en faisant glisser son doigt sur la surface tactile de l’écran. Dans le menu principal, on retrouve les fonctions primaires de la montre, qui permettent d’accéder au notifications, aux galeries d’images, aux appels et bien plus encore. En faisant glisser son doigt de bas en haut, l’utilisateur peut également accéder à l’appareil photo, placé au niveau du bracelet de la Samsung Gear. S’il ne permet pas vraiment de réaliser des photos d’une qualité exceptionnelle, le capteur permet de répondre aux besoins les plus pressants. A noter que l’utilisateur peut également utiliser le capteur pour filmer des séquences. D’un seul geste sur l’écran, il est possible de revenir à l’interface principale et de reprendre ses activités.

© E.F.
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Globalement, la Samsung Gear est très agréable à utiliser, et permet de réaliser tellement plus d’actions qu’une simple smartwatch. Par exemple, l’utilisateur peut répondre à un appel en levant simplement sa main au niveau de son visage, et ce, sans sortir le smartphone de sa poche. Avec S-Voice, il peut également poser une question qui lui trotte dans la tête à l’assistant vocal. Le système de reconnaissance est d’une efficacité déroutante, et permet de trouver rapidement un contact dans sa liste d’amis, de consulter la météo ou de lancer une recherche plus précise. Aussi, la Samsung Gear dispose de son propre magasin d’applications, qui permet d’accéder à certaines fonctionnalités supplémentaires, sans passer par le téléphone.

Niveau conception enfin, on apprécie le fait que l’armature de la montre ait été réalisée en acier inoxydable. En pratique, cela signifie que l’appareil pourra fonctionner même sous l’eau, et survivre aux averses les plus ravageuses…

La connectivité obligatoire

Il s’agit sans doute du seul gros défaut de la Samsung Gear, qui devra impérativement être liée à un smartphone de Samsung pour fonctionner correctement. En pratique, seul le Galaxy Note 3 sera compatible au lancement, mais la liste d’appareils compatibles comprendra également les S3 et S4, ainsi que le Galaxy Note 2 quelques semaines après le lancement.

Malheureusement pour les personnes intéressées, cela signifie donc qu’il faudra impérativement faire l’acquisition d’un smartphone haut de gamme du constructeur pour en profiter.

© E.F.
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Une fois lié à l’appareil, l’accessoire reçoit par le biais du bluetooth les données du mobile. Impossible donc d’espérer répondre à un appel si votre smartphone ne se trouve pas à proximité. Et c’est sans doute la plus grosse erreur de Samsung, qui aurait probablement dû concevoir sa smartwatch comme un smartphone à part entière. Pouvoir se passer d’un smartphone lors des déplacements serait un atout incontestable pour les professionnels. L’absence de port micro-SIM condamne donc la smartwatch à être considérée comme un simple accessoire indissociable du smartphone. Dommage. Néanmoins, cette première smartwatch du constructeur coréen s’avère globalement beaucoup plus réussie que tous les autres modèles de smartwatch disponible à l’heure actuelle sur le marché.

Conclusion

Considérée comme la première smartwatch à ouvrir de nouvelles portes aux utilisateurs de smartphones, la Galaxy Gear est incontestablement une excellente surprise. Véritable bijou de technologie, elle permet à l’utilisateur de répondre à des appels, prendre des photos, lancer des recherches et utiliser des apps sans avoir à sortir son smartphone de sa poche. L’expérience promet incontestablement un avenir radieux à ce marché en plein boom.

La Samsung Gear sera commercialisée en Belgique en octobre au prix de 299€.

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