Le départ de Steve Ballmer de la direction de Microsoft a placé la multinationale dans une situation à laquelle elle n’avait jamais été confrontée. Pour la première fois de son histoire, le futur de Microsoft semble incertain.

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Si Microsoft vend aujourd’hui encore plusieurs millions de licences Windows chaque trimestre, est l’un des plus gros vendeurs de consoles de salon et a parfaitement réussi la modernisation de sa division software (Office, Skype, SkyDrive), le géant de l’informatique se retrouve dans une situation complètement inédite puisque pour la toute première fois de son histoire, il joue le rôle de challenger sur le segment des mobiles. Face à lui, Apple et Google décident des règles du jeu et ne semblent pas prêts à laisser le moindre centimètre carré pour permettre à l’ex-géant de revenir dans la course.

L’échec relatif du Windows tactile remet également en question toute la stratégie du groupe, qui voit progressivement les ventes de PC se dégrader au profit de ses deux concurrents, qui profitent de leur popularité pour pénétrer le marché informatique avec OS X et Chrome OS.

Si au demeurant, Microsoft se porte plutôt bien pour le moment, avec des bénéfices qui frôlent les 5 milliards de dollars au cours du dernier trimestre, l’avenir du groupe reste incertain. Pour espérer se relever, Microsoft devra s’appuyer sur un leader, aussi charismatique que populaire.

Si nombreux sont ceux à miser aujourd’hui sur les cadres de la firme, la majorité des experts misent sur des personnalités externes à l’entreprise. Mais très peu évoquent le nom du fondateur de Microsoft, Bill Gates, qui avait abandonné la direction du groupe il y a quelques années pour se consacrer à sa fondation “Bill & Melinda Gates”.

Certes, il semble peu probable que le fondateur de Microsoft revienne sur la scène après une aussi longue absence et choisisse de laisser tomber tous ses projets pour remettre sur le droit chemin l’entreprise qu’il a lui-même créée. Pourtant, Bill Gates serait incontestablement le meilleur choix du conseil d’administration.

A l’image de Steve Jobs, il représente à lui seul l’entreprise qu’il a fondée. Il a vu naître la plupart des produits qui font aujourd’hui la popularité du groupe et demeure une personnalité ultra-populaire auprès des médias, en dépit de son détachement de l’univers high-tech. Il s’est non seulement imposé comme un leader très populaire auprès de ses effectifs, mais aussi comme un formidable business-man qui est parvenu à tirer parti de chaque situation pour prendre un net avantage sur ses concurrents. S’il n’est pas l’esprit le plus créatif de sa génération – beaucoup lui reprochent d’avoir “plagié” l’interface graphique créée par Apple – tous lui reconnaissent ses talents de décideur.

Au cours de sa carrière, Bill Gates n’a connu qu’un nombre très limité de revers. Windows Vista bien sûr, mais également le lecteur MP3 Zune. Deux échecs également endossés par d’autres personnalités, dont Steve Ballmer, qui reconnaissait il y a quelques jours encore que Vista avait été son plus gros regret.

Etrangement, Bill Gates n’a pas encore officiellement commenté le départ de Ballmer dans les médias, ni ses ambitions pour la multinationale qu’il a construite. Si son avenir à la tête de Microsoft semble fort improbable, tous reconnaitront que le milliardaire est incontestablement la personnalité qui pourrait remettre sur le droit chemin Microsoft…

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