Le géant sud-coréen de l’électronique Samsung a acquis comme prévu 35,8 millions de nouvelles actions émises par Sharp, dont il est ainsi devenu actionnaire à hauteur de 3,04%, a annoncé jeudi la firme japonaise.

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Samsung a payé 290 yens par action, soit un montant total de 10,38 milliards de yens (85 millions d’euros), argent qui doit notamment être investi dans les équipements pour produire des écrans d’appareils nomades intégrant les nouvelles technologies les plus performantes et pour rationaliser les chaînes de production de Sharp, fournisseur de Samsung.

Via sa filiale au Japon, Samsung est ainsi devenu le plus important détenteur étranger de titres Sharp et le cinquième en pourcentage.

Le prix payé est supérieur au cours de clôture de l’action Sharp ce jeudi (268 yens), mais un peu inférieur à celui de la veille de l’annonce de l’accord (299 yens).

Sharp et Samsung avaient fait part le 6 mars d’une coopération portant sur les écrans à cristaux liquides assortie d’une entrée de Samsung au tour de table de Sharp, en difficulté financière.

Sharp fournissait déjà des écrans à Samsung mais l’alliance conclue permettra de renforcer cette relation. Le japonais s’engage à approvisionner à long terme Samsung en écrans tant pour les téléviseurs LCD que pour les appareils nomades (smartphones, tablettes, ordinateurs portables).

Samsung avait précisé de son côté dans un communiqué distinct qu’il n’interviendrait pas dans les décisions de la direction de Sharp, «sous quelque forme ou moyen que ce soit».

Le mastodonte sud-coréen espère en revanche que son investissement va «solidifier la confiance mutuelle avec Sharp et contribuer à améliorer la rentabilité du groupe japonais».

Parallèlement, Sharp a conclu en décembre un accord avec le groupe américain de technologies pour mobiles Qualcomm, qui est déjà entré dans son actionnariat et est censé y renforcer sa place d’ici à fin juin.

Mardi, Sharp avait en revanche annoncé ne plus compter dans l’immédiat sur un apport de fonds de la part du groupe taïwanais Hon Hai qui devait devenir son plus gros actionnaire mais qui n’a pu acquérir les actions souhaitées dans le délai imparti en raison des fortes fluctuations du titre Sharp à la Bourse de Tokyo. Cette volatilité est incompatible avec les réglementations taïwanaises en la matière.

Les deux groupes poursuivent néanmoins des discussions mais sur fond d’apparentes divergences de vue.

AFP

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