Certains fabricants participent pleinement à l’amélioration souterraine de leurs produits. D’autres préfèrent garder un contrôle total de leur propriété intellectuelle. HTC en fait partie.

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Source: HTC

Ce n’est pas la première fois que le fournisseur taïwannais tape du pied dans la fourmilière. Cette fois, l’entreprise a porté plainte contre un site délivrant des images de firmware pour l’ensemble de sa gamme de téléphones et a réussi à obtenir sa fermeture. L’objectif de htcruu.com était double: d’une part propager les dernières mises à jour de la plateforme Android dans le monde afin d’outrepasser un déploiement géographique arbitraire particulièrement lent et, d’autre part, stimuler le travail des développeurs sur des variantes adaptées des versions officielles du système avec des interfaces totalement différentes. Il s’agit de pratiques relativement courantes dans les communautés d’utilisateurs avancés d’Android qui n’émeuvent que très peu de monde.

Or, HTC estime que cette mise à disposition publique de logiciels copiés et/ou arrangés enfreint son droit à la propriété intellectuelle du travail accompli. L’auteur du site estime, lui, au contraire, qu’il ne fait que rendre hommage aux appareils de la marque en fournissant un service que bon nombre de geeks attendent. Car, la disponibilité de ces ROMs peut, par exemple, permettre d’installer un système d’exploitation propre sur son téléphone en cas de trop nombreux bidouillages débouchant sur une instabilité handicapante. Des clients qui aiment le design spécifique des HTC peuvent éventuellement se passer de Sense, la couche propriétaire. Dans tous les cas, le fabricant reste gagnant puisqu’il ne fait rien et continue à vendre des unités.

Alors que bon nombre de constructeurs ferment les yeux sur ces agissements ou, mieux encore, saluent les efforts des hackers, HTC décourage toute source d’amélioration ou de recherche logicielle sur ses smartphones. Si le fabricant souhaite éradiquer ces fuites, qu’il commence d’abord par produire des mises à jour nettement plus régulières et rapides sur l’ensemble de ses produits. Dans un communiqué officiel, HTC précise que le problème vient de l’utilisation de sa marque et de ses logos au sein du site incriminé mais que la diffusion de ses logiciels ne pose aucun problème. N’existait-il aucun moyen de négocier un accord à l’amiable ?

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