Dernier tour de piste pour Atari

Atari, l’ex-géant déchu du jeu vidéo, tente une ultime manoeuvre pour se remettre sur les rails en se plaçant sous le chapitre 11 de la législation américaine. Une solution de la dernière chance qui permettra peut-être à la légende de renaître en s’acquittant de la société mère.

© DR

La glorieuse époque où la console de jeu Atari siégeait dans le salon est désormais révolue. Réduite à l’exploitation de son catalogue de jeux, l’ex-géant du jeu vidéo tente depuis des années de revenir sur scène. Sans succès. Pourtant, Atari garde la main mise sur de nombreuses franchises qui ont connu leur heure de gloire. L’entreprise américaine, qui a vu défiler les plus grands, de Steve Jobs à Wozniak, et développé certains jeux des plus emblématiques de l’Histoire, dont l’inévitable Pong, semble vouée à disparaitre dans l’anonymat.

D’après le Los Angeles Times, Atari souhaiterait s’affranchir de la société mère Atari SA, également connue sous le nom d’Infogrames, le parent français, qui a précipité la chute du studio. Le CEO de l’entreprise, Jim Wilson, aurait décidé de placer l’entreprise sous le chapitre 11 de la législation américaine. Celui-ci permet aux entreprises qui le souhaitent de bénéficier d’une protection juridique le temps qu’elles se réorganisent et trouvent un éventuel repreneur. Mais l’opération n’est pas sans danger. Si Atari ne parvient pas à assainir son budget, l’entreprise risque littéralement d’entrer en faillite.

Malgré un catalogue de jeux très riche, Atari affiche une dette de 5,25 millions de dollars et base l’intégralité de son business plan sur  l’exploitation de son catalogue de franchises. Une stratégie minimaliste qui limite fortement la marge de manoeuvre d’un éventuel repreneur.

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