Zynga met un terme à plusieurs de ses jeux phares

En pleine restructuration, Zynga revoit ses priorités. Le géant du jeu social a choisi de fermer onze de ses jeux les plus populaires pour recentrer ses activités sur ses principales franchises. Mafia Wars 2 et Petville font partie des quelques élus qui ne passeront pas le cap de l’an 2013.

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Bien connu des accros de jeux sur les réseaux sociaux, Zynga est devenu l’un des plus gros producteurs de jeux “sociaux”. Sa franchise la plus populaire, Farmville, connait depuis des années un succès gigantesque sur Facebook. Loin de se limiter au réseau social, le studio de développement propose également ses créations sur divers systèmes d’exploitation et exploite le filon mobile depuis quelques mois.

Entré en bourse il y a un peu plus d’un an, Zynga a vu sa valeur descendre en flèche depuis son entrée dans le NASDAQ. Sa capitalisation a été divisée par six et l’entreprise affiche des pertes colossales. La raison de ce fiasco? Des choix stratégiques douteux et surtout l’intérêt du consommateur pour les jeux sociaux, qui commence à s’égrainer. La “belle époque” où Farmville occupait les soirées de millions d’internautes semble désormais très loin.

Pour compenser ces pertes, Zynga restructure ses activités. La société a licencié plus de 150 employés et fermé ses bureaux au Japon. Elle vient également de supprimer onze de ses jeux les plus populaires, parmi lesquels Mafia Wars 2 et Petville, qui comptaient plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs mensuels. Enfin, l’entreprise a remplacé la quasi-totalité de ses cadres dirigeants.

Mais cela sera-t-il suffisant pour retrouver la voie du succès? Zynga mise désormais sur la diversité des plates-formes et sur ses franchises les plus populaires pour regagner les faveurs du public. Souvent accusée d’avoir mis tous ses oeufs dans le même panier en misant sur Facebook, Zynga tente de se décrocher du réseau social pour développer son audience. Mais le business model de l’entreprise, basé sur le freemium (jeu gratuit avec contenu payant) montre ses limites.

De leur côté, les utilisateurs des onze titres qui seront prochainement définitivement débranchés de la toile crient au scandale et tentent par toutes les manières d’empêcher Zynga de détruire les univers virtuels qu’ils se sont créés…

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