Nouveau coup de tonnerre dans l’affaire Megaupload. John Key, le premier ministre de la Nouvelle-Zélande, a demandé aux services de renseignement d’enquêter sur les irrégularités du F.B.I. et de la police locale lors de l’arrestation de Kim Dotcom, le fondateur du site de partage de documents.

La saga Megaupload / Dotcom se poursuit avec aujourd’hui encore un nouveau coup de théâtre. Le premier ministre néo-zélandais, John Key, aurait en effet décidé de charger les renseignements d’enquêter sur l’arrestation de Kim Dotcom. Selon lui, il y aurait bien eu des irrégularités, notamment en ce qui concerne l’espionnage de la villa des Dotcom, juste avant l’arrestation de l’homme d’affaires allemand, en janvier dernier.

Ces irrégularités, qui pourraient se transformer en vice de procédure si elles sont confirmées en justice, pourraient mener à l’arrêt définitif des poursuites contre Dotcom, le fondateur de Megaupload. “Le bureau a réceptionné des communications sans en avoir l’autorisation” a souligné John Key. Le premier ministre néo-zélandais n’a pour l’instant pas exprimé son opinion quant à l’affaire Megaupload, soulignant simplement que les irrégularités devaient être vérifiées par le bureau dans un premier temps.

Accusé de violation de copyright, Kim “Dotcom” Schmitz devait être extradé vers les Etats-Unis après son arrestation, en janvier dernier. L’homme d’affaires allemand a depuis remporté de nombreuses victoires devant les tribunaux, récupérant une partie de ses biens et annonçant il y a quelques semaines à peine le retour de Megaupload sur le Web. Dotcom a accueilli avec soulagement l’annonce du premier ministre dans un tweet cette nuit, où il annonce le retour d’un “Nouveau Megaupload”. “Le code est prêt à 90%, les serveurs sont en route, les avocats, investisseurs et partenaires sont prêts”, annonce le fondateur du site. “Soyez patients, ça arrive”.

Pour rappel, Kim Dotcom avait annoncé il y a quelques semaines la création d’un “réseau global massif” dans lequel “tous les hébergeurs pourront connecter leurs serveurs et bandes passantes”, pour autant qu’ils ne soient pas américains. “Easy to use, free of charge, TOTAL PRIVACY!”, a-t-il alors promis…

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[ Source : The Guardian ]