Partager ou pirater : de la “délinquance organisée”

Dans une interview exclusive accordée l’hebdomadaire français Le Point, Nicolas Sarkozy affirme que pour lui, il n’y a pas lieu de distinguer juridiquement le partage entre particuliers et le piratage de données. “En pratique, de telles distinctions ne tiennent pas : la lutte contre le piratage doit viser tous les modes opératoires, de façon indissociable“, explique-t-il.

AP Photo/Laurent Cipriani
AP Photo/Laurent Cipriani


Pour le président-candidat français, “il faut traiter en même temps, et dans la durée, le pair-à-pair et les sites de streaming ou de téléchargement direct dont le modèle économique est fondé sur le piratage“.

Il est aussi interrogé sur l’habilité des autorités françaises à lancer des poursuites contre des fondateurs de sites de téléchargement, comme celui de MegaUpload récemment. “Rien ne ferait obstacle, assure-t-il, à ce que les autorités françaises [le fassent] sur la base du délit de contrefaçon, qui est puni par la loi de trois ans de prison et 300.000 euros d’amende – sans compter les dommages et intérêts qui pourraient être exigés“. “Lorsque ces offres délinquantes se font un peu trop visibles et que le dommage qu’elles créent devient trop important, elles peuvent être abattues en quelques jours“, poursuit-il.

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Marie Dosquet (St.)