Selon Riley Hassell, une douzaine d’applications largement répandues dans le système d’exploitation de Google seraient vulnérables, ce qui exposerait  les smartphones Android à des risques de piratage.

Le chercheur et fondateur de l’entreprise de sécurité Privateer Labs, Riley Hassell, affirme qu’une douzaine d’applications très utilisées sont mal sécurisées et rendent les smartphones hôtes particulièrement vulnérables.

“Les développeurs omettent souvent de suivre les directives de sécurité et d’écrire correctement les applications”, a expliqué l’expert en sécurité à Reuters.  Si ces applications sont vulnérables, alors un hacker peut compromettre à distance cette application, voire même le téléphone via un simple SMS ! » Pour des raisons de sécurité, Riley Hassell se garde de nommer les applications faillibles concernées. Le temps, au moins, que les correctifs soient disponibles.

C’est en préparant sa conférence baptisée Hacking Android for Profit pour la conférence Black Hat (du 30 juillet au 4 août dernier) que le chercheur a découvert la vulnérabilité d’Android. Notamment une fonction qui permet à une application de communiquer avec les autres en cours d’exécution. Exploité à des fins malintentionnées, cette fonctionnalité permet d’insérer un mot de passe «de protection» ou une fausse page de connexion, indique le chercheur. Une autre vulnérabilité permet de générer des appels vers des numéros surtaxés simplement en détournant les fonctionnalités d’une application légitime de communication vocale.

Tout cela a de quoi jeter un doute sur l’intégrité d’Android et sa légitimité à servir efficacement les utilisateurs !  Il faut néanmoins télécharger l’application malveillante en question et autoriser son installation pour voir son smartphone infecté. La vigilance reste donc de mise. Il n’en reste pas moins que les annonces sur la vulnérabilité d’Android se multiplient ces derniers temps.

Récemment, deux chercheurs indépendants mettaient en évidence les risques de vols de données personnelles. Début août, un rapport de Lookout Mobile Security faisait état d’un taux d’exposition de l’OS de Google face aux malwares 2,5 fois plus élevé aujourd’hui qu’en début d’année. Dès lors, Android deviendra-t-il le Windows des smartphones, un système dont la sécurité est sans cesse mise sous pression?

Source : silicon.fr


5 Commentaires

  1. Android est un logiciel Opensource basé sur un noyau Linux non? Si failles de sécurité il y a… je ne doute pas que ce sera très très vite corrigé… peut-être même avant la parution de cet article!

    • Android dépend des opérateurs pour les mises à jour, et n’a sans doute aucun contrôle sur les applications non libres (apparemment, il s’agit ici d’applications n’ayant pas respectés les normes de sécurité -> difficile de corriger la faille au niveau du système).

      La force de Linux niveau sécurité réside, selon moi, dans 2 points:
      – les mises à jour sont rapidement diffusées et appliquées (grâce au système de dépôts)
      – les applications sont contrôlées par des tiers de confiance (c’est la communauté et non le créateur du programme qui gère et valide les logiciels dans les dépôts, et ce de manière transparente)

      C’est deux points n’existent pas chez Android.

  2. “Tout cela a de quoi jeter un doute sur l’intégrité d’Android et sa légitimité à servir efficacement les utilisateurs !”

    Rien que ça… J’en connais un dont l’intégrité n’est plus sujette au doute…

  3. mais qui fait donc si peur à microsoft et apple(ils sont associés) ????? ne cerait ce pas google ? par contre on ne parle même pas des millions des failles de sécurité des OS windows ni bien sur des OS apple ! et pourtant je peux vous dire que des failles il y en a ! ! ! ! et plus que dans une dizaine de programes ! en plus n’oubliez jamais que lorsque vous installez un CRACK vous infectez directement votre machine

  4. Google va devoir agir (et peut agir) rapidement! Il suffirait de faire valider les application par un team de Google (attention, je ne parle pas de main mise ou de veto comme le fait Apple…) et juste vérifier que les prescriptions de sécurité sont respectées. Ils peuvent aussi seulement créer un label “Google approuved!” ou quelque chose comme ça que les créateur pourraient librement choisir de faire approuver leurs applis ou non…

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