Certains futurs époux se tournent vers les sponsors pour amoindrir la note de leur mariage. Un site propose 30.000 euros au couple qui recueillera le plus de suffrages d’internautes. Robe de mariée, cartons d’invitation, salle, traiteur, bagues, DJ, photographe… Se marier coûte de l’argent et tout le monde ne peut se permettre des noces comme William d’Angleterre aux frais de la princesse. Pour faire face à ces notes élevées, certains futurs mariés se tournent vers le sponsoring. La tendance vient des Etats-Unis. Elle a fait un crochet par la France et arrive chez nous.

L’internet et les réseaux sociaux sont une manne en or pour les annonceurs. Le site des Pages d’or propose par exemple aux futurs époux belges de se présenter, photos et histoires guimauve à l’appui. Les internautes peuvent ensuite voter pour leurs couples préférés. Du clic facile, avec 30.000 euros à la clé.

Inspirés par les exemples américains et français, Elodie et Jonathan ont décidé de faire sponsoriser leur mariage qui aura lieu en août de cette année. Ils se présentent sur leur site comme le premier couple de Belgique décidant de se faire sponsoriser pour leur mariage. Parmi leurs sponsors : un magasin de robes de mariée à Charleroi, une agence d’événements, un photographe, un DJ, un fleuriste, un coiffeur…

Sur leur site figure la liste complète des sponsors. On peut également les suivre sur Facebook. Un plan médiatique qui se mène aussi et surtout sur le Net.

Alléger la note

Grâce aux sponsors, la note des noces peut s’alléger plus ou moins selon les cas jusqu’à être réduite de moitié… Le mariage de Jean-Pierre et Ophélie, très médiatisé en France, ne leur aura finalement coûté que 5.000 euros au lieu de 11.000. Une économie de taille qui permet à certains d’éviter le surendettement.
Le jour de la cérémonie, les futurs époux égrèneront la liste de leurs sponsors pour les remercier. Ceux-ci attendent en retour des retombées sur leur futur chiffre d’affaire.

Du « win-win » dans l’air du temps. Reste à savoir jusqu’où va le sponsoring… Pas sûr que chaque mariée apprécie de voir son futur mari en vareuse aux couleurs d’un club de foot ou son costume estampillé d’un logo. Ni que les convives souhaitent dîner sur des nappes en papier bariolées d’annonces. Il leur faudra en tout cas accepter dans la plupart des cas de nombreuses caméras. Mais quand on aime, on ne compte pas, paraît-il. En tout cas pas les caméras.