Les médias tweetent en direct l'affaire DSK

Plusieurs journalistes, de médias français et étrangers, ont eu recours à Twitter lundi pour rendre compte en direct de la comparution de Dominique Strauss-Kahn, dont les images ont été diffusées en différé.

Sur ce réseau, Dominique Strauss-Kahn était lundi un des sujets mondiaux les plus abordés, tout comme en France. Sur les écrans, les tweets le concernant défilaient à un rythme échevelé. Les télévisions d’information n’ont pas pu diffuser les images en direct, mais plusieurs journalistes français et étrangers de radios et télévisions, de presse écrite ont fait vivre en direct l’événement.

Comme par exemple François Dufour, rédacteur en chef du groupe PlayBac, qui édite des quotidiens pour enfants: “Je suis assis au 2e rang derrière celui des avocats où est aussi assis le vice-consul. A ma gauche: AFP. A ma droite: Financial Times”. Ce dernier a envoyé 80 tweets, relatant à chaque fois en 140 signes maximum ce qui se passait à New York pour ses quelque 7.000 abonnés. Parmi les journalistes “twittos” figurait aussi un journaliste de l’Agence France-Presse, Stéphane Jourdain, qui a cependant arrêté de tweeter à l’arrivée de Dominique Strauss-Kahn pour se consacrer à la couverture traditionnelle.

Depuis l’apparition de Twitter, le “live-tweet” (LT) s’est imposé pour les procès parmi les journalistes avec des fortunes diverses. “Le live-tweet peut vraiment être un outil intéressant dans une salle de tribunal, et je l’avais pressenti dès 2009, lorsque j’avais testé ce format dans un procès d’assises”, dit à l’AFP Erwann
Gaucher, journaliste et consultant médias, qui se dit à la fois “enthousiaste et légèrement réservé”.
“Je vois déjà le danger qui guette ce nouveau format éditorial, celui de l’imitation de la télévision et
de ses directs inutiles”
, ajoute-t-il.

Depuis Paris, Stéphane Bataillon, rédacteur en chef des contenus numériques de Bayard Jeunesse, a “l’impression que c’est la première fois que Twitter est le plus réactif mais aussi le seul média possible”. Cependant, une fois la comparution achevée, la force de l’image reprenait le pouvoir avec un Dominique Strauss-Kahn au visage marqué. Et là, le tweet n’y peut rien.

(afp)