Mine de rien, Facebook vient d’autoriser aux développeurs d’application un accès aux informations personnelles des utilisateurs Facebook dans une mise à jour de l’API social graph. Cette information n’a pas été révélée aux utilisateurs mais uniquement aux développeurs sur le blog qui leur est destiné.

Le numéro de téléphone de l’internaute et son adresse complète seront accessibles aux sociétés développant les applications – pour autant que l’utilisateur Facebook autorise l’accès dans la fenêtre de permission d’accès à l’application.

Dans cette fenêtre de permission d’accès à l’application, Facebook a toutefois mis en place deux nouvelles permissions « access my basic information » et « access my contact information ». Le problème est que cette fenêtre est rarement lue par les utilisateurs, qui ont tendance à accepter sans sourciller l’accès à ces données, surtout si l’invitation vient d’un ami ou d’un membre de la famille.

C’est donc, à nouveau, un énorme changement pour le réseau social. Avec ces nouvelles permissions, les développeurs d’applications doivent juste ajouter une petite ligne de code pour obtenir une base de données complète du profil. Comme les développeurs ne sont pas “pré-acceptés” par Facebook, n’importe quelle société peut développer des applications dans le but de récolter les données personnelles des internautes.

A la décharge de Facebook, il faut reconnaître que si l’utilisateur ne souhaite pas que ses données personnelles soient divulguées, il ne faut pas les publier sur un site web…

Isabelle Anneet (st.)

1 COMMENTAIRE

  1. “il faut reconnaître que si l’utilisateur ne souhaite pas que ses données personnelles soient divulguées, il ne faut pas les publier sur un site web”

    > L’utilisateur choisit de mettre ses informations car il estime cela utile pour ses “amis” facebook.
    Par exemple, je travaille dans le domaine de la musique ; on m’a demandé le courriel d’un programmateur d’un grand festival à Montréal. J’ai trouvé l’information sur son facebook car nous sommes (de vrais) amis et nous avons toujours communiqué via ce réseau. Cela me permet d’avoir mon carnet d’adresses en ligne mais je ne pense pas que mon réseau a envie que n’importe qui utilise leurs courriels et informations, ou autrement dit : mes contacts sont déjà assez contactés comme ça.
    De plus, ce qui est pernicieux c’est qu’accepter une application nous oblige à transmettre nos informations et permet à l’entreprise de l’application de contacter mon réseau. Par exemple, si je veux me connecter à un site d’écoute de musique en ligne…

  2. Avez vous aussi remarqué que les 5 nouvelles petites photos du profil au dessus de la page (depuis la dernière version de facebook) possèdent horizontalement la dimension d’une bannière publicitaire web standard? Vous voyez donc ce qui va sûrement arriver bientôt en haut de votre profil 🙂

  3. “A la décharge de Facebook, il faut reconnaître que si l’utilisateur ne souhaite pas que ses données personnelles soient divulguées, il ne faut pas les publier sur un site web…”

    Merci de l’avoir souligné :).

    Publier son numéro de téléphone sur Facebook revient à l’afficher sur Timesquare. Après, faut pas s’étonner si tout le monde le voit.

  4. “A la décharge de Facebook, il faut reconnaître que si l’utilisateur ne souhaite pas que ses données personnelles soient divulguées, il ne faut pas les publier sur un site web…”

    Et s’il ne les publies pas, par exemple en les définissant comme privées, qu’arrive-t-il ?

    • “pour autant que l’utilisateur Facebook autorise l’accès dans la fenêtre de permission d’accès à l’application.”

  5. Un réseau privé, indépendant, décentralisé, non-commercial serait l’aternative à Facebook qui est une usine à gaz (jeux stupides, vidéos visible uniquement en devenant fan).

    Le seul intérêt devient marketing.

  6. “A la décharge de Facebook, il faut reconnaître que si l’utilisateur ne souhaite pas que ses données personnelles soient divulguées, il ne faut pas les publier sur un site web…”

    Oui mais lorsqu’on précise que ces données ne doivent pas être divulguées, c’est à dire qu’on ne les publient pas. Elles devraient rester privées.

    C’est la différence entre un cahier posé sur le coin de son bureau et un livre.

  7. @flexyflow
    “Yapaka”. Ben ouais, si t’as pas compris ce qu’était Facebook, c’est pourtant simple.
    Mais il va de soi que tu comprends tout mieux que les autres.