Une première matinée chargée à la conférence LeWeb10, ce mercredi, avec “on stage” les représentants de Microsoft, Facebook, Twitter et MySpace.

Après le speech d’introduction de Géraldine et Loïc Le Meur, organisateurs de l’évènement, Carlos Ghosn, PDG de Renault – et partenaire officiel, ouvre le bal. interrogé par Loïc Le Meur sur la voiture de 2050, le PDG de la marque française précise que de nombreuses technologies sont prêtes mais qu’elles ne devront jamais être un frein à la sécurité.

Carlos Ghosn est suivi par Charlie Kindel, développeur de l’écosystème du Windows Phone 7. Sans donner de chiffres sur la diffusion de WP7 – il a explicitement refusé de le faire, Charlie Kindel s’est dit encouragé par les retours d’utilisateurs “surpris d’un bon produit Microsoft”. Convaincu qu’il est plus facile de développer une application pour WP7 que pour d’autres plateformes, Charlie Kindel s’est montré optimiste concernant l’évolution de la dernière version mobile de Windows – un projet sur le long terme – et parie sur la vente de nombreux terminaux mobiles équipés de WP7 pour 2011.

Débarque alors Michael Arrington, désigné pour mettre sur le grill Ethan Beard, directeur du développement plateforme de Facebook. Visiblement à l’aise, le “patron” de TechCrunch attaque fort: “Facebook is evil” demande-t-il faussement, replaçant la question de la gestion des données privées sur le réseau social. Réponse de l’intéressé: l’important est de développer une interface facile à comprendre, avec une expérience utilisateur simple. Dans son intervention, où il fut également question de Spotify, Ethan Beard a dévoilé que 250 millions d’utilisateurs sont maintenant connectés à “Facebook Connect”, lancé en 2008, tandis que 10.000 nouveaux sites par jour l’utilisent.

Jason Goldman, de Twitter, entre alors en scène, accompagné par MG Siegler, rédacteur de TechCrunch – mais moins virulent que Michael Arrington… Jason Goldman explique l’importance pour eux de l’enrichissement des tweets par des photos, etc. A la question de la plus grande erreur du site de microblogging, Jason Goldman répond: “avoir voulu faire trop compliqué”.”Créer une meilleure expérience-utilisateur sera vraiment le prochain défi de Twitter”, a-t-il précisé. Alors qu’il faisait partie des premiers fondateurs de l’oisillon, Jason Goldman a annoncé qu’il quitterait l’équipe avant la fin de l’année – il y restera conseillé – estimant que c’était “le bon moment pour partir”.

On continue avec les invités de marque: Robert Scoble interroge Mike Jones, CEO de MySpace. “Qui connait le nouveau MySpace” demande Robert Scoble à l’assemblée. Timide réaction. Malmené par la concurrence de Facebook, Mike Jones précise que MySpace ne doit pas être un réseau social, mais “une plateforme de divertissement qui a des fonctionnalités sociales”. La totale refonte du site – “aucun site web n’a fait de changement aussi brutal” – a été imaginée en ce sens. Le site s’est ainsi recentré sur la musique, les vidéos et les goûts artistiques des utilisateurs.

Marissa Mayer, de Google, a profité de sa présence à la conférence pour parler de la “contextual discovery” (découverte contextuelle). L’idée est de pousser des informations aux internautes, selon leur profil. “Nous pouvons regarder où vous avez été sur le web et les recommandations qu’on peut vous proposer,” a-t-elle expliqué. Sur le mobile, par exemple, Google veut savoir où vous êtes, ce que vous avez fait ou acheté pour déterminer quelle information Google pourrait vous intéresser. Par ailleurs, Marissa Mayer a confirmé qu’il y avait “d’autres acquisitions à attendre encore“, précisant que cette année, Google comptabilisait “presque une acquisition par semaine”…

Mis sur le feu par Loïc Le Meur, Dennis Crowley, un des fondateurs de Foursquare, a reconnu que son entreprise avait refusé une offre de rachat de 140 millions de dollars, approximativement. Une somme importante pour ce service qui compte 5 millions d’utilisateurs. Chiffres encore: Foursquare comptabilise 2 millions de “check-in” et accueille 25.000 nouveaux utilisateurs par jour. Le tout, géré par une équipe de 40 salariés…

Enfin, ci-dessous, la discussion sur Wikileaks et sur la liberté d’expression sur Internet

A suivre