Test de la tablette Samsung Galaxy Tab

Présentée comme un “iPad Killer”, la Samsung Galaxy Tab est commercialisée depuis peu en Belgique. Il vous faudra débourser un peu plus de 700 € pour l’acquérir, en attendant en voici le test.

Quelques caractéristiques techniques
La tablette tourne sous Android 2.2 (froyo) et est dotée d’un appareil photo numérique de 3.2 mégapixels pourvu d’un autofocus et flash LED. Son écran TFT tactile Multi-touch a une taille de 7 pouces avec une résolution de 600 x 1024 pixels. Elle possède 512 MB de RAM. De plus, elle est pourvue du bluetooth 3.0 avec A2DP, de 16 Go de mémoire interne, d’un port de cartes microSD pouvant supporter jusqu’à 32 Go, d’un accéléromètre, du Wifi et d’un processeur ARM Cortex A8 1GHz. Voilà pour le technique.

Prise en main
Au premier abord, on serait presque perdu face à la tablette. Ni téléphone, ni tablette type iPad, on trouve malgré tout rapidement ses “prises” pour la tenir en main. Maniable avec des dimensions de 19cm sur 12cm, la Galaxy tab fait davantage penser à un “grand téléphone” qu’à une petite tablette – à l’inverse, le ratio hauteur/largeur de l’iPad rappelle plutôt un écran d’ordinateur. De plus, la tablette est assez légère (380 grammes) et permet une utilisation nomade. Avec son design plutôt épuré sans bouton “physique” sur la face avant et uniquement deux boutons (power et volume) sur le coté, l’aspect visuel de la tablette est plutôt agréable même si elle n’a pas le “chic” de l’iPad. Il faut avouer que cette plaque blanche plastique n’est pas du plus bel effet. Mais c’est un détail.

Utilisation
Doté d’Android 2.2, la Galaxy Tab a de quoi satisfaire les adeptes du système d’exploitation de Google. Rien à redire, on y retrouve l’environnement des téléphones du genre – avec une réactivité un rien moins performante que sur l’iPad. Grâce à l’Android Market, on dispose d’emblée d’un ensemble assez complet d’applications gratuites et payantes. On regrettera cependant que la plupart ne soient pas adaptées à la taille de l’écran. Gardons néanmoins en tête que les tablettes 7 pouces pourraient envahir le marché prochainement et susciter davantage d’applications parfaitement adaptées à ce format.
Grande différence avec l’iPad, évidemment, la tablette lit le flash. Un atout indéniable pour, notamment, la lecture de vidéos sur le web. Mais la navigation avec la tablette est assez lente, voire laborieuse dans les pages comprenant trop d’applications. Dommage.

Mais encore
Avantage de la tablette de Samsung, elle dispose d’un appareil photo/vidéo dont les productions sont tout à fait correctes. Un “plus indéniable” par rapport à son concurrent pommé, même si prendre une photo/vidéo avec la tablette peut s’avérer acrobatique. Elément important – sur lequel nous n’avons pas suffisamment de recul pour avoir un avis pertinent – l’autonomie de la tablette semble, selon plusieurs tests, être un des points forts de la Galaxy Tab. Plusieurs jours en utilisation normale, 6h en utilisation intensive, a-t-on pu lire. Dernière information: bien que tablette, la Galaxy Tab est également capable de téléphoner grâce à l’oreillette.

Points faibles
Jusqu’ici, on a été plutôt sympa avec la tablette, mais la Samsung Galaxy Tab a quand même quelques défauts.
Premièrement: son prix. Débarquer sur le marché, plusieurs mois après l’iPad, à plus de 700€, soit 200€ de plus que la première version de sa concurrente pommée, c’est risqué. Et ça sera sans doute un frein à l’achat.
Mais surtout, un aspect laisse perplexe: son usage ne s’impose pas. En clair, à quoi elle sert, cette tablette? A téléphoner ? Pas son premier usage. A faire des photos et des vidéos? Pas pratique. A écouter de la musique? Trop grande. A regarder des films? Trop petite. A surfer sur le web? Pas assez rapide. A rédiger des textes? Pas développée pour cette fonction.

Si vous aussi, vous avez eu la chance de tester ou d’acquérir la Samsung Galaxy Tab, n’hésitez pas à nous faire part de votre avis dans les commentaires 😉

Le déballage de la Samsung Galaxy Tab :

La navigation sous l’engin :