AFP / Greg Wood

Des pirates informatiques russes paralysent des institutions gouvernementales allemandes

En pleine guerre entre Ukraine et la Russie, cyberattaques se multiplient. La dernière attaque en date a paralysé les sites du Bundestag et de la Bundeswehr, en Allemagne.

En Allemagne, l’Office fédéral de la sécurité et de la technologie de l’information (BSI) met en garde contre les cyberattaques de la Russie depuis le début de la guerre d’agression russe en Ukraine. Concrètement, il appelle à renforcer les mesures de sécurité informatique. Aujourd’hui, il semble que des attaques aient été menées contre plusieurs sites gouvernementaux dont les pages ont été temporairement paralysées.

Les institutions allemandes comme cible

Le 2 mai, des attaques ont pris le ministère de la Défense allemand, le Bundestag, la police fédérale et plusieurs autorités policières des États pour cibles. Le site Web du SPD du chancelier Olaf Scholz ferait également partie des victimes. Le ministère bavarois de l’Intérieur a parlé de “plusieurs vagues d’attaques”. Selon le rapport, il s’agit d’attaques dites Distributed Denial of Service, ou DDoS. L’objectif des attaquants était donc de paralyser les serveurs par un flot de requêtes.

Le groupe de hackers russes “Killnet” a revendiqué les faits sur l’application de messagerie Telegram. Selon les autorités, il s’agit d’actions de représailles pour les livraisons d’armes allemandes à l’Ukraine. Pour rappel, le 6 mai, l’Allemagne a confirmé la livraison d’obusiers automoteurs à l’Ukraine. Le pays avait déjà livré des missiles anti-aériens et des munitions ou des roquettes auparavant.

Une relation compliquée

Suite à cette dernière attaque, le BSI n’a pas souhaité faire d’autres commentaires. Il a simplement annoncé que les attaques de ce type ne sont techniquement pas particulièrement sophistiquées. Il est donc possible de les repousser avec des technologies basiques Pour rappel, en mai 2020, des pirates russes avaient déjà attaqué le Bundestag. Lors de cette attaque, les hackers avaient saisi des e-mails de l’ex-chancelière Angela Merkel. À terme, ces offensives pourraient avoir de grâce conséquences diplomatiques sur la relation entre Berlin et Moscou.

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