Crédits : OCEANIX/BIG-Bjarke Ingels Group

La première ville flottante va naître en 2025

Le prototype d’une version flottante et durable a vu le jour.

Busan, en Corée du Sud, a accepté d’accueillir la “première ville flottante du monde” dans le cadre d’un projet soutenu par les Nations unies.

Une urgence climatique

Depuis 1880, le niveau moyen de la mer dans le monde s’est élevé de huit à neuf pouces, et pourrait encore augmenter de 30 cm d’ici à 2050, rappelle CNBC. “L’élévation du niveau de la mer constitue une menace existentielle pour certaines petites îles et certaines côtes de faible altitude”, selon les remarques résumées par les décideurs dans le dernier rapport du GIEC publié par les Nations unies à la fin du mois de février. Les constatations sont claires, l’élévation du niveau de la mer menace les infrastructures côtières d’électricité et de transport. C’est ainsi qu’est né le projet de villes flottantes. En effet, elles pourraient être un moyen d’atténuer les effets du changement climatique.

Un projet né en Corée du Sud

L’idée a d’abord émergé dans la ville portuaire de Busan, en Corée du Sud. Elle compte 3,4 millions d’habitants et constitue un grand centre maritime. Son port est d’ailleurs classé parmi les dix plus actifs du monde.

Pour s’adapter à la montée des eaux, la ville a signé un partenariat avec Oceanix et le Programme des Nations unies pour les établissements humains en 2021 pour développer une ville flottante. Parmi les architectes, on trouve le groupe BIG-Bjarke Ingels et Samoo Architects & Engineers, une propriété de Samsung.

Une ville qui se veut verte

La ville devrait être constituée de plateformes interconnectées d’une superficie totale d’environ 6,07 hectares. Chaque pièce flottante et modulaire de la ville est conçue pour un usage spécifique. Par exemple, un espace de vie, des installations de recherche ou encore un logement. Concrètement, la ville produira toute sa propre énergie grâce à des panneaux solaires situés sur les toits et flottant sur la mer. Basée sur une économie sans déchets, n’autorisera que les véhicules électriques et traitera et reconstituera sa propre eau.

Les premières maquettes ont été publiées mardi et donnent un premier aperçu de ce à quoi la ville pourrait ressembler. Oceanix affirme qu’elle pourra accueillir environ 12 000 personnes et affirme que “le projet tient compte des aspects sociaux, politiques, environnementaux et économiques de la Corée du Sud”. Il devrait s’inspirer “de la juxtaposition unique d’ancien et de nouveau à Busan, une ville portuaire riche en culture, en art et en commerce”.

Un cofondateur d’Oceanix a précédemment déclaré à Insider que la construction de la ville pourrait coûter environ 200 millions de dollars et que les premières parties pourraient être prêtes dès 2025.

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