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Le nombre de cyberattaques visant des pays de l’Otan depuis la Chine a explosé

Une société israélienne a observé une augmentation des cyberattaques visant les pays de l’Otan.

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le nombre de cyberattaques via des adresses IP chinoises et visant des pays membres de l’Otan a fortement augmenté.

Pour rappel, l’Otan, pour “Organisation du traité de l’Atlantique Nord” est un regroupement politico-militaire, fruit d’une entente entre les pays signataires du traité de l’Atlantique. Sa mission est de remplir leurs obligations de sécurité et de défense collectives.

Une hausse dans l’Otan et à l’échelle mondiale

Selon la société israélienne Check Point (CPR), spécialisée dans la sécurité informatique, les attaques informatiques chinoises visant l’Otan ont bondi de 116% à la mi-mars. Au niveau mondial, l’augmentation est de 72%.

“Alors que le conflit entre la Russie et l’Ukraine s’intensifie, nous nous sommes intéressés aux cyberattaques provenant de la Chine”, indique la société.

Attention à bien noter que des pirates informatiques étrangers peuvent mener des attaques à partir d’adresses IP chinoises. Les entités chinoises ne sont pas forcément à l’origine de ces attaques. Le CPR ne peut donc pas attribuer les cyberattaques aux entités chinoises ou à un quelconque acteur chinois connu. En effet, “il est difficile de déterminer l’attribution en matière de cybersécurité sans plus de preuves”.

La guerre amplifie le phénomène

Plus précisément, les attaques informatiques provenant d’adresses IP chinoises et ayant pour cible la Belgique ont plus que doublé. Entre la dernière semaine avant l’invasion et le début de la guerre, les cyberattaques ont augmenté de 109%, contre 123% entre la dernière semaine avant l’invasion et les trois premières semaines du conflit.

La semaine du 14 mars, la moyenne hebdomadaire des attaques mondiales provenant de Pékin par organisation était 72% plus élevée qu’avant l’invasion et 60% plus élevée qu’au cours des trois premières semaines du conflit. Et la tendance est encore à la hausse.

En bref, cette hausse est bien supérieure à l’augmentation globale des cyberattaques qui ont eu lieu au cours des mêmes périodes, conclut Check Point.

Les raisons

Selon la société, cette tendance à la hausse aurait plusieurs significations. Par exemple, cette augmentation pourrait être un indicateur du fait qu’il est désormais “facile ou bon marché de mettre en place et d’exploiter un service ou qu’il est plus opportun de cacher l’origine réelle de l’attaque”. De même, “elle peut également indiquer comment le cyber trafic mondial est acheminé à ce moment précis”.

Face à ces chiffres, le CPR a assuré qu’il continuera à approfondir cette observation tendancielle dans les semaines à venir.

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