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Un disque promet de stocker les données pendant 13,8 milliards d’années

Doté d’une nouvelle technique d’écriture laser 5D, un disque de verre de la taille d’un CD pourrait contenir jusqu’à 500 To de données et durer près de 14 milliards d’années.

Face à l’épreuve du temps, la réalité prouve que la rétention des données sur les disques optiques (CD, DVD, Blu-ray, etc.) est assez aléatoire. Ces disques ont longtemps semblé peu attrayants quant à leurs capacités de stockage de l’information. Petit à petit, les lecteurs de CD et de DVD ont disparu de la plupart des ordinateurs domestiques et ils n’ont jamais trouvé leur place dans les centres de données. En revanche, les lecteurs flash modernes et les disques durs restent les formats les plus populaires.

La technologie laser comme solution

Les laboratoires sont constamment à la recherche de solutions pour conserver le plus longtemps possible les volumes les plus importants de données. Aux dernières nouvelles, investir dans la technologie laser serait le choix le plus judicieux à faire pour améliorer le stockage et la préservation des données.

5 D est la solution imaginée par les chercheurs de l’université de Southampton, au Royaume-Uni. Ce nouveau système de stockage optique permettrait de graver 500 téraoctets de données sur un seul disque de verre de la taille d’un CD, soit l’équivalent de 125 000 000 de photos. Une densité 10 000 fois supérieure à celle que l’on trouve sur un disque Blue Ray. On peut alors imaginer une sorte de coffre-fort numérique, capable d’abriter des archives historiques sur une période de temps presque aussi vieille que le Big Bang.

Le support de stockage serait durable, voire éternel. Le disque pourrait résister à des températures allant jusqu’à 1 000 degrés. S’il est stocké en bon état, sa longévité serait de 13,8 milliards d’années, sans dégradation.

L’écriture des données en 5D

Cette nouvelle technique défie la vitesse d’écriture des données, un des principaux problèmes du stockage optique traditionnel. Les scientifiques du projet affirment avoir réussi à révolutionner cette vitesse d’écriture, sans affecter la fiabilité de l’information.

Pour accomplir ces prouesses, le laboratoire a misé sur l’écriture de cellules de stockage basées sur des nanostructures. L’équipe parle de structures écrites au laser en cinq dimensions (5 D). Ce type de stockage, à l’échelle nanométrique, écrit les données en trois couches de points sur un disque en verre. Il y a donc deux dimensions optiques et trois autres dimensions spatiales. La taille, l’orientation et la position en 3D des points donnent lieu aux cinq dimensions qui sont interprétées lors de l’encodage et de la lecture des données.

Un disque ultra-résistant

Les chercheurs ont donc trouvé un moyen d’accélérer l’écriture des données sans endommager le disque en verre.

Côté vitesse d’écriture, le laser atteint un pic de 230 ko/s. Plus clairement, il faudrait environ 60 jours pour sauvegarder ces 500 To de données. Un résultat peu rapide mais comme il s’agit de stockage à long terme, la vitesse de l’héliogravure n’est pas forcément une priorité.

En effet, les chercheurs affirment qu’un disque 5D pourrait encore être lisible après 13,8 milliards d’années, sans perte d’informations. Ce type de support est donc plus résistant aux rayures et plus résistant aux hautes températures. Par exemple, il peut rester inaltéré jusqu’à 1 000 degrés.

Un disque expérimental

Même si la vitesse d’écriture sur ce type de disque a augmenté, elle reste bien inférieure à celle des autres formats. De plus, récupérer ces informations destinées à être stockées sur ce support pendant des milliers d’années, n’est pas une chose simple. La manœuvre est impossible sans un microscope et un polariseur.

 

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