Les États-Unis interdisent la vente d’outils de piratage à la Chine et à la Russie

Le gouvernement américain s’est engagé à empêcher la propagation de technologies qui pourraient être utilisées pour des activités malveillantes.

Le Bureau de l’Industrie et de la Sécurité (BIS) du Département du commerce américain a annoncé ce mercredi des réglementations qui restreignent la vente et l’exportation d’outils de surveillance vers la Chine, la Russie et les autres gouvernements que Washington considère comme des gouvernements autoritaires.

La règle, qui entrera en vigueur dans 90 jours, couvrira des programmes comme Pegasus, un puissant logiciel espion vendu par la société israélienne NSO Group aux gouvernements qui l’ont utilisé pour espionner les dissidents et les journalistes », a déclaré le département du Commerce dans un communiqué.

La secrétaire américaine au Commerce, Gina Raimondo a ajouté que les États-Unis s’engagent à travailler avec leurs partenaires multilatéraux pour empêcher la propagation de certaines technologies pouvant être utilisées pour des activités malveillantes menaçant la cybersécurité et les droits de l’homme.

Ces nouvelles règles sont justifiées par le BIS, car ces outils pourraient être utilisés pour mener des cyberactivités malveillantes, comme de la surveillance, de l’espionnage ou d’autres actions qui perturberaient, bloqueraient ou dégraderaient l’accès aux réseaux.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des négociations de la BIS sur le contrôle des exportations de l’Arrangement de Wassenaar. Il a été avec la supervision du Congrès, du secteur privé, du milieu universitaire et de la société civile.

La règle prévoit des exceptions pour les échanges de technologies à des fins de divulgation de vulnérabilités, de réponse à des cyberincidents ou de mise à niveau de logiciels de base. Enfin, elle devrait également être conçue pour protéger la capacité des entreprises de cybersécurité à répondre aux incidents de piratage.