Chaque Belge pourrait disposer d’un portefeuille numérique d’ici 2023

Ce portefeuille numérique pourrait faciliter la vie administrative des citoyens belges en regroupant tous les documents importants.

Ce lundi, le secrétaire d’État à la Digitalisation Mathieu Michel a déclaré dans différents journaux que chaque Belge devrait disposer d’un « portefeuille numérique » d’ici 2023. Celui-ci devrait permettre de faciliter les contacts avec les différentes administrations en centralisant la carte d’identité, le permis de conduire, le certificat de mariage ou encore le visa. Cette initiative fait partie du projet « Smart Nation ».

Ce portefeuille sera accessible via une application développée par le gouvernement et qui sera uniquement disponible sur smartphone. Grâce à elle, il sera ainsi possible de s’identifier et de fournir ses documents en cas de besoin. Elle permettra de centraliser tous les documents nécessaires afin d’éviter les oublis et les pertes.

En plus de cette fonction de groupement de documents, l’application permettra au gouvernement de communiquer plus facilement avec les citoyens en proposant une boite aux lettres électronique. Il sera ainsi possible de faire des demandes de permis de conduire, d’acte de naissance ou encore de diplôme dans l’application.

Pour mettre en place ce projet, un budget de 50 millions d’euros a été prévu. « Aujourd’hui, il existe 1.200 sites web fédéraux, et le gouvernement fédéral dépense un milliard d’euros par an pour sa politique numérique », explique Mathieu Michel. « En introduisant plus d’uniformité et en éliminant les chevauchements, nous devrions être en mesure de réduire considérablement ce coût. » 70 employés doivent assurer la liaison entre toutes les administrations et les gouvernements.

Enfin, un travail est en cours sur la modernisation du cadre légal relatif aux données privées. « Il faut garantir aux citoyens une rigueur absolue en matière de sécurité et de transparence. C’est indispensable si on veut bâtir une relation de confiance entre l’État et la population », conclut Mathieu Michel.