Test – The Eternal Cylinder : Muter pour survivre

Jeu de survie et d’exploration, The Eternal Cylinder nous place dans la peau de petites créatures qui doivent survivre dans un monde hostile où ils sont pourchassés par un cylindre géant.

Les développeurs de chez ACE Team, l’équipe derrière les jeux Rock of Ages et le futur Clash: Artifacts of Chaos, nous proposent cette fois ce curieux The Eternal Cylinder, une production qui ne manque pas d’originalité. Il s’agit d’un jeu de survie et d’exploration, avec quelques touches de réflexion et de plate-forme, qui se déroule dans un univers extra-terrestre très étrange.

Dans The Eternal Cylinder, nous contrôlons un Trebhum qui vient de naître, une petite créature en forme de boule avec deux jambes, deux yeux et une trompe. Dès les premiers instants, celle-ci doit fuir un immense cylindre de bronze qui broie tout sur son passage. Pour arrêter ce cylindre, le Trebhum doit se rendre au pied d’une immense tour qui aura la force de le bloquer temporairement. Nous avons alors le champ libre pour explorer, aspirer tout un tas d’objets, trouver d’autres membres de notre espèce qui vont nous suivre et découvrir les nombreux secrets de ce monde. On apprend très vite que les Trebhums semblent être les descendants d’une espèce intelligente et à la technologie avancée, notre but est alors de découvrir les mystères qui entourent le cylindre et ce qu’il se cache derrière.

Il faut parfois fuir le cylindre qui progresse.

Le titre se divise en plusieurs cartes qui se découvrent de manière linéaire malgré leur grande taille. Ce cylindre qui nous suit va définir la zone explorable par un champ de force. Tout ce qui se trouve à l’intérieur est explorable à notre guise, il est ainsi possible de prendre le temps de visiter les lieux, les grottes et sanctuaires de Trebhums qu’on peut y trouver. Lorsque le joueur le décide, il peut alors traverser le champ de force, ce qui a pour effet de détruire la tour bloquant le cylindre et celui-ci se remet en marche. Nous devons alors arriver le plus rapidement possible à la prochaine tour, notre exploration peut alors se poursuivre à l’intérieur d’un nouveau champ de force.

Cet univers est assez hostile puisqu’il est habité par des créatures diverses, parfois terrifiantes, qui n’hésitent pas à s’attaquer à nos Trebhums. Ceux-ci ne sont pas les plus grands combattants mais peuvent évoluer et gagner de nouvelles habiletés en mangeant des objets que l’on trouve un peu partout. Ces mutations changent l’aspect des créatures et leur donnent de nouvelles capacités. Un objet laissé par une sauterelle donne des jambes plus puissantes à nos Trebhums qui peuvent alors sauter plus haut, un autre donne à nos créatures la forme d’un cube capable d’activer certains mécanismes, d’autres objets leur permettent de briller dans le noir, d’être insensible au froid ou au gaz toxique émis par d’autres créatures… Certaines de ces mutations vont s’additionner, d’autres s’annuler entre elles. Les possibilités sont nombreuses et permettent des combinaisons différentes.

Nos créatures peuvent stocker jusqu’à trois objets différents dans leur ventre, un inventaire très restreint qui s’étend lorsque l’on recrute d’autres Trebhums. Jeu de survie oblige, il faut également penser à gérer certains besoins comme la faim, le niveau d’eau et d’énergie que possèdent nos créatures. Cet aspect est facilité par le fait que tous les Trebhums possèdent la même jauge de faim et d’énergie. Ce n’est cependant pas le cas de la santé ou des mutations qui nécessitent un exemplaire de l’objet pour chaque Trebhums. Il est d’ailleurs possible d’apprendre des transformations de manière permanente à l’aide de différents matériaux. Un processus difficile qui demande de récolter des objets précis mais qui permet ensuite de simplement passer par un menu pour obtenir la mutation débloquée.

Il existe plusieurs biomes avec des objets et créatures différentes.

L’aspect “jeu de survie” du titre n’est pas très envahissant et permet de se concentrer confortablement sur l’exploration et la quête d’objets pour utiliser de nouvelles mutations. Le jeu n’est pas forcément très facile mais n’est pas non plus très punitif. À la mort de tous nos Trebhums, le jeu nous propose de reprendre la partie à différentes sauvegardes automatiques effectuées récemment. De quoi nous laisser la possibilité de refaire les choses différemment. Progresser dans le scénario n’est pas bien difficile, mais il est bien plus délicat de progresser proprement, avec beaucoup d’objets et de nombreux Trebhums en vie tant ceux-ci sont fragiles.

De nombreux objets sont cachés dès le départ, ce qui donne de vraies raisons de fouiller les zones. La curiosité est bien récompensée et le concept plutôt addictif. Une zone couverte par le champ de force n’est pas si grande et l’explorer entièrement ne prendra pas très longtemps, le titre donne donc envie de toujours avancer vers la zone suivante pour découvrir ce qu’il s’y cache et pour déclencher la suite du scénario. Le concept souffre tout de même d’une réelle répétitivité qui s’installe très rapidement. Si les mutations sont très sympathiques, elles ne renouvellent que rarement notre approche de l’exploration.

L’univers fait preuve d’originalité.

Le scénario est assez minimaliste et rempli de mystères. L’intrigue est racontée en anglais par un narrateur qui vient rompre le mutisme de l’aventure. L’histoire se permet quelques passages étranges et bizarrement contemplatifs. Ses petites touches d’humour et la perspective que ces horribles bestioles que l’on contrôle sont issues d’une race extraterrestre très évoluée font qu’on ne sait pas trop si on doit prendre ce scénario au sérieux, mais sa direction artistique très marquée donne envie d’en voir plus.

C’est un véritable point fort du jeu, c’est son univers mystérieux. Ses paysages surréalistes et son écosystème original donnent un réel sentiment d’inconnu. L’excellente bande-son vient renforcer l’ambiance avec des morceaux typés science-fiction assez mémorables. Malheureusement, les versions consoles de The Eternal Cylinder n’échappent pas à des chutes de framerate, en particulier lorsqu’on est poursuivi par le cylindre qui écrase tout en temps réel et qui fait mal aux consoles d’ancienne génération.

Conclusion

ACE Team, les créateurs des jeux Rock of Ages et Zeno Clash, nous livrent un jeu de survie et d’exploration particulièrement original. The Eternal Cylinder nous propose de contrôler des Trebhums, de petites créatures fragiles qui doivent survivre face à un immense cylindre de bronze qui broie tout sur son passage. Le cylindre n’est pas la seule menace qui rôde dans cet univers extra-terrestre puisque les différents biomes que l’on visite sont peuplés de créatures dangereuses. Le but est alors d’explorer les alentours du Cylindre, de visiter les grottes et temples qui s’y trouvent et d’avancer ensuite vers la zone suivante en fuyant. Une formule répétitive mais qui rend aussi l’aventure addictive grâce aux nombreuses surprises et mystères qui se dévoilent au fil du jeu. Nos créatures peuvent stocker des objets qui permettent, une fois ingérés, de faire muter nos Trebhums et ainsi de leurs donner de nouvelles habiletés. La possibilité de sauter plus haut, de nager, d’analyser les autres créatures ou encore de planer, les transformations sont nombreuses mais ne renouvellent que rarement notre approche du monde du jeu. The Eternal Cylinder possède un scénario très mystérieux et une ambiance dépaysante. Les versions consoles souffrent tout de même de quelques soucis de framerate.

The Eternal Cylinder

Gameplay 7.0/10
Contenu 7.0/10
Graphismes 7.5/10
Bande son 8.0/10
Finition 6.0/10
7.1

On aime :

Un univers extra-terrestre dépaysant

De nombreuses mutations différentes

Une très bonne direction artistique

Une très bonne bande-son

On aime moins :

Quelques problèmes techniques sur les versions consoles

Un concept assez répétitif

Des pouvoirs qui ne changent que rarement notre approche du monde