Il est désormais possible de payer son parking en cryptomonnaies en Belgique

Payer son stationnement en cryptomonnaie est possible depuis le 2 septembre. Seety, une start-up belge, déploie ce nouveau mode de paiement à Bruxelles et Anvers.

“Ce projet de paiement en cryptomonnaie est le fruit de la demande de nos utilisateurs” raconte Hadrien Crespin, un des deux fondateurs de la start-up Seety (ex-cPark). Utiliser les nouvelles technologies pour améliorer l’expérience du stationnement est le pari de Seety, une start-up belge spécialisée dans le stationnement numérique. Depuis jeudi, dénicher la place la moins chère de Bruxelles et la payer en cryptomonnaie est désormais possible. 

Fonctionnement de l’application

L’application propose deux types de paiement, un par carte de crédit, l’autre par crédit Seety. Depuis hier, les utilisateurs peuvent recharger leurs crédits Seety avec de la cryptomonnaie, directement sur l’application. Ces crédits peuvent ensuite être utilisés pour payer un stationnement. Seety permet de payer le stationnement en bitcoin, bitcoin cash, ethereum, dai, litecoin, dogecoin et USD. 

Les autres méthodes de paiement, “sont toujours présentes dans l’application et restent la priorité”, assure le co-fondateur.  

Seety permet de payer le stationnement en bitcoin, bitcoin cash, ethereum, dai, litecoin, dogecoin et USD.
Seety permet de payer le stationnement en bitcoin, bitcoin cash, ethereum, dai, litecoin, dogecoin et USD.

Cibler les meilleures places

Une carte interactive est disponible sur son application. Un moyen pour les utilisateurs de localiser les places de stationnement les moins chères ou gratuites. Ce service permet de vérifier les prix et les règles de stationnement pour n’importe quelle rue, parking et zone de la ville. “Cela permet d’éviter les mauvaises surprises et de nombreuses d’amendes”, ajoute Hadrien Crespin. 

La nouvelle fonctionnalité est déjà disponible sur toutes les places de parking prises en charge par l’application.

Compter sur la communauté

Seety digitalise toutes les informations liées au stationnement fournies par les villes. Mais les changements sont parfois difficiles à traquer rapidement, regrette le co-fondateur. L’application, disponible dans plus de cent villes et municipalités néerlandaises, compte aujourd’hui 355 000 membres actifs. Seety espère faire de cette communauté un atout pour chaque utilisateur. “Pouvoir compter sur une communauté”, permet de détecter l’information en temps réel et la partager au plus grand nombre. Par exemple, une fonction permet à un membre d’être averti si un agent de stationnement est repéré près de sa voiture.

Un secteur en plein essor

Depuis mai, Google Maps est intégré à Google Pay. Elle permet les paiements numériques et sans contact, directement depuis l’application.

En se limitant aux modes de paiement classique, on n’innovait pas grand-chose”

En adoptant le paiement en cryptomonnaie, Seety espère se démarquer de ses concurrents. “On essaie de proposer une expérience plus complète grâce à la communauté et surtout moins chères que celle de nos concurrents, même avec ce nouveau mode de paiement”, assure le co-fondateur. La start-up promet qu’aucun coût supplémentaire ne sera imposé aux clients pour l’utilisation de la cryptomonnaie. 

Stimuler le progrès par l’utilisation

Hadrien Crespin en est conscient, l’impact environnemental d’une transaction en cryptomonnaie est plus mauvais que celui d’une transaction standard. Il espère qu’en développant les modes de paiement en cryptomonnaie, les innovations pour réduire leur impact environnemental se multiplieront. “Je pense que c’est en développant l’utilisation de ce mode de paiement que les choses vont bouger et que la crypto deviendra plus verte”, conclut le co-fondateur.