Le réseau social va limiter les contenus politiques dans 4 pays supplémentaires.

Depuis plusieurs mois, Facebook tente de réduire la diffusion des contenus politiques présents dans le fil d’actualités des utilisateurs. Des essais sont déjà en cours dans certains pays. Facebook cherche avec cette expérimentation à déterminer comment il peut améliorer l’expérience de sa communauté. Cela pourrait avoir comme conséquence de changer drastiquement la dynamique des médias sociaux.

Pour l’instant, Facebook a déjà commencé à réduire la diffusion de ce type de contenu au Canada, au Brésil, aux États-Unis et en Indonésie. Le réseau social a annoncé mercredi qu’il allait étendre l’expérience à l’Espagne, la Suède, l’Irlande et le Costa Rica. Le réseau social explique que les premiers résultats de l’expérience sont pour l’instant encourageants, ce qui le pousse à continuer d’étendre ses essais.

Ces dernières années, un grand nombre de scandales sur Facebook sont venus de la relation compliquée que le réseau social entretient avec la propagande politique. Après la victoire de Donald Trump en 2016, Facebook s’est retrouvé sous la loupe des médias et de l’opinion publique. Du scandale Cambridge Analytica, en passant par les prétendues manipulations de fermes à trolls russes, Facebook a connu des périodes mouvementées.

Un nouvel algorithme pour le fil d’actualité

Une partie importante du test consiste à passer du système de recommandation existant vers un nouveau modèle qui prend en compte les retours négatifs. Le système actuel récompense en effet uniquement les contenus les plus susceptibles d’être commentés ou de susciter des interactions de la part des utilisateurs. Facebook s’intéressera donc désormais aux réactions des internautes face à des sujets politiques et des événements actuels.

Cela signifie que les utilisateurs auront également plus d’outils pour informer Facebook du contenu qu’ils n’aiment pas. Cela pourrait causer certains problèmes, comme le renforcement des bulles de filtre, où chaque utilisateur ne rentre plus en contact qu’avec du contenu auquel il adhère, sans possibilité d’avis contradictoires ou de remise en question.

Parmi les autres conséquences, le réseau social a également indiqué que ce nouveau système pourrait avoir un impact important pour certaines pages, en réduisant notamment le trafic des sites d’information.