Depuis quelques jours, la situation en Afghanistan fait la une de l’actualité après la prise de pouvoir des Talibans dans le pays. Certains réseaux sociaux s’engagent face au conflit : Facebook et TikTok interdisent toute publication liée aux actions des Talibans, considérant ce groupe comme une organisation terroriste.

Ce week-end, les Talibans ont pris le pouvoir en Afghanistan après avoir envahi Kaboul et le Palais présidentiel, ce qui a entrainé la fuite du gouvernement afghan et ouvert la possibilité pour le groupe islamiste de prendre possession de tout le pays.

Cette situation politique catastrophique a des répercussions sur la sphère d’internet, notamment sur les réseaux sociaux. En effet, cela fait des années que les Talibans utilisent ces médias pour véhiculer leurs idées. Ce mardi 17 août, le patron de Facebook a décidé de s’engager en bannissant tout contenu faisant la promotion des actions menées par les Talibans. Pour ce faire, une équipe de modérateurs est sur le front, afin de supprimer tout message, image ou vidéo de cet ordre. Il n’y a pas eu d’annonce officielle de TikTok pour l’instant mais, d’après CNBC, les contenus glorifiant ou soutenant les Talibans sont immédiatement supprimés de la plateforme.

Le cas de WhatsApp

Cependant, un nœud de tension concerne WhatsApp, le service de messagerie cryptée de Facebook, qui continuerait à constituer un canal de communication pour le groupe islamiste. Facebook n’a pas d’emprise sur celui-ci, étant donné qu’il n’a pas accès aux messages envoyés. Un porte-parole du réseau social a tout de même déclaré que des mesures seraient prises sur WhatsApp grâce à un logiciel analysant les noms et les photos de profil des utilisateurs ainsi que les descriptions des groupes.

Et les autres réseaux sociaux ?

Cette situation tendue a permis à Twitter de rappeler certains points de son règlement, à savoir l’interdiction des comportements haineux, de l’incitation à la violence et des groupes encourageant le terrorisme.

En ce qui concerne YouTube, les prises de position restent plus floues. La société a néanmoins réaffirmé le fait que les contenus privilégiés sur ce média étaient les vidéos éducatives, documentaires, scientifiques ou artistiques.

Comme l’a confié Rasmus Nielsen, professeur de communication politique à l’Université d’Oxford, à CNBC, les réseaux sociaux sont obligés de réagir lors de situations de crise comme celle-ci mais ils doivent aussi rassurer les utilisateurs sur le respect de leur vie privée.

Amélie Van Hecke