Les plateformes numériques sont appelées à surveiller les abus qui se passent au sein de leurs communautés, groupes et forums. 

Dans le cadre de sa lutte contre les géants du numérique, Pékin vient d’adopter une nouvelle loi particulièrement contraignante qui interdit les personnes âgées de moins de 16 ans d’apparaitre dans des vidéos postées en ligne, ainsi que dans les contenus diffusés en direct sur la toile. L’objectif premier est de lutter de manière radicale contre la pédopornographie.

De plus en plus de contenus pédopornographiques sont en effet partagés sur les plateformes sociales telles que Kuaishou, Tencent QQ, Taobao, Sina Weibo ou encore Xiaohongshu, assure Pékin. Pour lutter efficacement contre ce type de contenu, le gouvernement chinois a décidé d’appliquer une tolérance zéro et d’interdire toutes les vidéos dans lesquelles des adolescents sont impliqués.

L’Administration chinoise du cyberespace (CAC) prône également pour un assainissement des contenus violents, à caractère pornographique ou valorisant l’argent sur les plateformes sociales.

Pékin contre les entreprises technologiques

Il est difficile de ne pas faire un lien avec le renforcement de la surveillance des géants locaux des technologies, comme le souligne ZDNet. Le gouvernement chinois a en effet récemment indiqué qu’il allait sévir contre le secteur des entreprises de technologie. Ces dernières font l’objet d’un contrôle très poussé par les autorités locales qui s’intéressent à la fois à leurs possibles pratiques antitrust et à leur cybersécurité.

C’est ainsi que la société Didi, leader sur le marché chinois des VTC, a vu son application mobile retirée des magasins d’applications chinois. Selon Pékin, elle représentait un risque pour la sécurité des données nationales, ainsi que pour l’intérêt public. Didi pourrait également écoper d’une amende particulièrement salée.

D’autres géants du tech ont également fait les frais de la nouvelle politique de Pékin. C’est notamment le cas d’Alibaba et de Tencent qui, depuis plusieurs mois, font l’objet d’une attention toute particulière de la part du gouvernement chinois. Alibaba a d’ailleurs écopé d’une amende record de 18,2 milliards de yuans (2,3 milliards d’euros) pour abus de position dominante.

Cette attention toute particulière adressée aux géants de la tech s’inscrit dans un changement de politique de la Chine concernant les entreprises locales qui s’établissent à l’étranger. Si Pékin a longtemps soutenu la mondialisation de ses entreprises, le gouvernement chinois a récemment durci les conditions de cotation à l’étranger pour ses entreprises, de peur que des données cruciales ne fuient à l’étranger.