IP 68, IP 54, IP 65 : pas toujours évident de comprendre les indices de protection des smartphones. 

Communément utilisé dans le petit monde de l’électronique pour préciser la résistance des appareils électroniques à l’eau et à la poussière, l’indice IP est un outil très pratique pour le consommateur, mais qui reste malheureusement méconnu. La plupart des acheteurs associeront grossièrement “IP” à une résistance absolue à l’eau et à la poussière, alors qu’il existe en réalité un large éventail de combinaisons possibles. Explications.

L’indice IP est un standard universel – ce qui signifie que si vous maîtrisez le code, vous serez en mesure de deviner les caractéristiques exactes du smartphone, que cela soit aux Etats-Unis, en Europe ou au Japon. Tous les constructeurs ne prennent toutefois pas la peine de le mentionner ni de le mettre en avant. Pour le connaître, il convient donc d’effectuer des recherches sur Internet.

L’indice se définit par deux chiffres. Le premier identifie la résistance aux solides. Le second, aux liquides. Il convient de préciser que l’indice IP n’a rien à voir avec la résistance du smartphone.

La protection aux solides

Le premier chiffre définit donc le niveau de protection du smartphone face aux solides microscopiques : le sable, les poussières, le sel, bref, tout ce qui peut se glisser à l’intérieur de votre appareil et causer des dommages sur le long terme. Aujourd’hui, la plupart des appareils disposent d’un indice de protection aux solides plutôt élevé. L’échelle va de 1 à 6 et est échelonnée comme telle:

  • 1: protection contre les solides de plus de 50mm de diamètre
  • 2: protection contre les solides de plus de 12,5mm de diamètre
  • 3: protection contre les solides de plus de 2,5mm de diamètre
  • 4: protection contre les solides de plus de 1mm de diamètre
  • 5: protection contre les poussières
  • 6: virtuellement hermétique

La protection aux liquides

Le second chiffre définit le niveau de protection du smartphone face aux liquides. La majorité des appareils d’aujourd’hui sont résistants aux éclaboussures et peuvent tenir plusieurs dizaines de minutes sous l’eau, à une profondeur de moins d’un mètre. Attention toutefois à ne pas tenter le diable, car si un smartphone est résistant à l’eau, cela ne signifie pas forcément que c’est une bonne idée de l’utiliser pour filmer les fonds marins. De nombreux constructeurs refuseront de réparer votre appareil s’ils remarquent qu’il a subi une infiltration d’eau. Il y a également une différence majeure entre de l’eau douce et de l’eau de mer, beaucoup plus agressive. L’indice IP est avant tout là pour rassurer l’utilisateur dans le cas d’un accident avec des liquides, une brève chute dans la piscine, une pluie torrentielle, une très courte immersion dans l’évier. Evitez donc de vous lancer dans l’exploration sous-marine armé de votre iPhone. Contrairement à l’indice de protection aux solides, l’indice de protection aux liquides a tendance à beaucoup varier d’une marque à l’autre, selon les arguments marketing brandis par les marques. On considérera un appareil “waterproof” à partir de l’échelon 7, mais attention, cela ne signifie pas pour autant que vous pourrez faire de la plongée avec. Jusqu’à l’échelon 8 compris, l’immersion est limitée dans la durée et la profondeur. Ce n’est qu’à partir de l’échelon 9 que l’on peut véritablement parler d’un smartphone waterproof.

  • 1: protection contre les gouttes d’eau tombant verticalement
  • 2: protection contre les gouttes d’eau tombant avec un degré d’inclinaison de 15 degrés
  • 3: protection contre les gouttes d’eau tombant avec un degré d’inclinaison de 60 degrés
  • 4: protection intégrale contre les gouttes d’eau
  • 5: protection contre les jets d’eau basse pression (jusqu’à 12,5l/min)
  • 6: protection contre les jets d’eau haute pression (jusqu’à 100l/min)
  • 7: protection contre l’immersion (1m, durant 30 mins)
  • 8: protection contre l’immersion (1m, durant 1h)
  • 9: protection contre l’immersion et la pression (profondeur variable)

Pour être étanche, un smartphone doit être pensé comme tel. Cela implique l’ajout de joints d’étanchéité, généralement moins de connecteurs et une conception plus robuste. Certains appareils peuvent également être waterproof sans être pour autant certifiés, pour la simple et bonne raison que faire certifier l’appareil coûte de l’argent aux constructeurs et que tous n’y voient pas forcément un argument marketing. Comme nous l’avons précisé plus tôt dans cet article, il convient donc de faire ses propres recherches avant de se ruer en magasin.