Les recherches se poursuivront dans les années à venir.

L’avis tant attendu en France de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) vient de tomber ce 20 avril. Selon l’agence, la 5G ne comporte en l’état pas de « risques nouveaux » pour la santé publique.

La technologie controversée suscite vastes débats quant à son impact sur la santé et sur l’environnement. Depuis son déploiement en France l’année passée, la 5G fait polémique face au manque de données scientifiques disponibles pour écarter tout soupçon de danger. L’avis de l’Anses avait été mandaté en 2019 par le gouvernement d’Emmanuel Macron pour répondre à la controverse.

Le président, fortement attaché à la technologie, avait d’ailleurs traité les détracteurs d’« Amish ». Même si un bon nombre d’associations avaient demandé un moratoire sur la 5G, son déploiement ne s’est pas fait attendre et les ondes sont déjà attribuées aux opérateurs français. L’avis de l’Anses tombe donc au bon moment pour remettre les pendules à l’heure.

Ce qui est souvent dénoncé avec la 5G, ce sont ses fréquences potentiellement nocives lors d’une longue exposition. L’Anses affirme qu’en l’état, la 5G ne présente pas de risque. En France, les bandes 5G utilisent le 3,5 GHz, contrairement au 2,5 GHz de la 4G. L’agence s’est donc fiée aux études réalisées sur la 4G et en a conclu qu’avec une proximité telle entre les fréquences, il était « peu vraisemblable, à ce stade, que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquence autour de 3,5 GHz constitue un nouveau risque pour la santé ».

Cependant, la 5G se base aussi sur une fréquence en 26Ghz, beaucoup plus élevée donc et de courte distance. Concernant cela, l’Agence navigue à vue et affirme ne pas avoir suffisamment de données pour conclure l’existence ou non d’effets sanitaires. Bien que cette fréquence ne soit pas encore déployée en France, l’Anses recommande de continuer d’effectuer des recherches sur les diverses fréquences d’ondes et leurs effets sur la santé, au préalable si possible.

Le gouvernement français s’est dit conforté par le rapport de l’Anses dans le lancement de la 5G, essentiel dans le développement des nouvelles technologies IoT (internet des objets). Il s’engage à « renforcer les efforts de recherche sur d’éventuels effets sanitaires ». Les associations sceptiques Agir pour l’environnement et Priartem, ont tout de même dénoncé le passage en force en 2020 du gouvernent dans le déploiement de la technologie, sans attendre d’expertise. Elles dénoncent aussi l’incertitude latente au sujet des effets néfastes à long terme des bandes 26Ghz de la 5G. A l’heure actuelle, aucune preuve tangible ne prouve toutefois le danger de la fréquence 26 Ghz.