L’objectif premier est de réduire les risques de fraude.

Le ministre Vincent Van Peteghem a annoncé que les commerçants seront prochainement obligés de proposer au minimum un moyen de paiement électronique à leurs clients, dans le cadre d’un plan d’action de lutte contre la fraude, rapporte L’Echo.

« Sans exclure la possibilité de payer en espèces, la proposition revient à obliger tous les acteurs économiques à proposer au moins un système de paiement électronique. Sous quelle forme ? Ce sera aux commerçants de choisir. Mais les consommateurs doivent avoir le droit de payer électroniquement s’ils ne disposent pas d’espèces », a expliqué le ministre des Finances Vincent Van Peteghem.

Avec la crise sanitaire, les paiements électroniques ont explosé. Bancontact a en effet enregistré 10% de transactions supplémentaires par cartes ou via l’application Payconiq. Même constat du côté des paiements mobiles qui ont augmenté de 88% en un an seulement. Malgré cela, la Belgique reste à la traine en termes de paiements électroniques par rapport à ses voisins néerlandais dont seuls 34% des transactions se font en espèces, contre 58% dans notre pays.

Réduire les risques de fraude

En obligeant les commerçants à proposer au minimum un moyen de paiement électronique, le ministre souhaite observer un effet comparable à celui constaté dans l’Horeca avec l’introduction de la caisse blanche. Cette dernière a été mise en place pour lutter contre le travail au noir dans le secteur.

« Mais il va de soi que la baisse du recours au cash réduit le risque de fraude dans certains secteurs. Sur la base de données macroéconomiques, l’OCDE et la Commission européenne ont calculé que la Belgique perdait chaque année 3,6 milliards d’euros de recettes de TVA », a ajouté le ministre.

La transition devrait prendre un certain temps. La proposition du ministre des Finances doit encore être acceptée par le gouvernement. Acquérir un moyen de paiement électronique représentera évidemment un coût pour les commerçants, mais cela devrait faciliter la vie aux consommateurs qui auront davantage de possibilités pour payer leurs achats.