L’amende la plus salée a été infligée à Google. Elle s’élève à 50 millions d’euros.

Depuis l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD) en 2018, l’Union européenne a infligé de nombreuses amendes à des entreprises en infraction avec le règlement. Des sanctions financières qui s’élèvent à un montant total de 272 millions d’euros. L’année 2020 a été une année record puisqu’à elle seule elle représente 40% des amendes infligées pour violation des règles sur la protection des données, soit 159 millions d’euros, selon une étude du cabinet d’avocats DLA Piper.

La sanction financière la plus importante a été infligée à Google par les autorités françaises. Une amende de 50 millions d’euros pour 3 manquements au RGPD. Une condamnation infligée en 2020, mais qui date en réalité de 2019. Le géant américain avait en effet fait appel de la décision. La France lui reprochait son manque de transparence au sein de son système d’exploitation mobile Android, une information floue transmise à ses utilisateurs et une absence de consentement valable sur la publicité ciblée.

Mais si on cumule toutes les amendes infligées depuis l’entrée en vigueur du RGPD en mai 2018, c’est l’Italie qui est en tête, suivie par l’Allemagne avec respectivement 69,3 millions et 69,1 millions d’euros d’amendes infligées. Les sanctions de la France ne s’élèvent qu’à 54,4 millions d’euros.

Au cours des deux dernières années, le nombre d’infractions n’a cessé de grimper, et ce, même si l’UE avait annoncé l’entrée en vigueur du RGPD depuis 2016. En parallèle, le montant des sanctions financières augmente de manière significative.