En agissant de la sorte, l’entreprise de Mark Zuckerberg se plie aux directives européennes sur la protection de la vie privée.

Si vous avez récemment ouvert Messenger ou Instagram, vous avez sans doute remarqué la présence d’un message informatif sur les deux applications. Celui-ci prévient les utilisateurs que plusieurs fonctionnalités sont désactivées en raison de nouvelles règles concernant les services de messagerie en Europe. Seuls les utilisateurs européens sont donc touchés par le retrait de certaines fonctionnalités.

Un retrait qui est en réalité lié aux directives européennes du 12 juillet 2020 concernant la protection de la vie privée dans le secteur des messageries électroniques. Ces directives doivent être transposées par les 27 États membres de l’Union européenne d’ici le 21 décembre prochain. Elles imposent des règles plus strictes en matière d’utilisation des données sur les services de communication.

En prévision de l’entrée en vigueur de cette nouvelle législation, le réseau social a retiré certaines fonctionnalités de Messenger et Instagram pour se plier aux nouvelles règles de protection de la vie privée en Europe.

Un retrait momentané

Comme Facebook le précise dans son message, la disparition de fonctionnalités de Messenger et Instagram est momentanée. Ses équipes travaillent actuellement pour les rendre rapidement à nouveau disponibles tout en respectant les nouvelles directives européennes.

Dans les faits, Messenger et Instagram restent parfaitement utilisables, seules quelques fonctionnalités mineures sont désactivées. Les sondages, les surnoms dans les fils de discussion, les réponses personnalisées, ainsi que les pages d’assistance ont ainsi disparu de Messenger. Quant à Instagram, les utilisateurs européens vont devoir se passer des sondages, autocollants et effets de réalité augmentée dans les messages privés. D’autres fonctionnalités peuvent être impactées, Facebook n’a malheureusement pas dressé la liste complète.

La société américaine n’a pas donné de date précise à laquelle les choses reviendraient à la normale, mais cela sera pour « bientôt ».