Copie de Twitter, Parler est très populaire auprès des conservateurs américains.

Un nouveau réseau social a vu le jour aux États-Unis il y a un peu moins de deux ans. Si Parler n’a pas fait grand bruit à son lancement, sa popularité a explosé durant les élections présidentielles américaines. En moins d’une semaine, le réseau social a gagné plus d’un million de nouveaux utilisateurs.

Parler a en effet rencontré un important succès durant la campagne électorale de Donald Trump, principalement auprès des électeurs républicains. Ces derniers se sont détournés des plateformes « traditionnelles » que sont Facebook et Twitter au profit d’un réseau social plus tolérant concernant les opinions de chacun. « Discutez librement et exprimez-vous ouvertement, sans avoir peur d’être ‘banni’ pour vos opinions. Interagissez avec de vraies personnes, pas avec des robots », se décrit le réseau social sur son site Internet.

Durant la campagne présidentielle, de nombreuses personnalités conservatrices ont d’ailleurs exhorté les abonnés à abandonner Twitter et Facebook et leur modération pour rejoindre Parler, plus ouvert à la liberté d’expression, rapporte The Verge.

Il est vrai qu’en prévision des élections, Facebook et Twitter avaient annoncé qu’ils renforceraient leurs outils pour lutter contre la désinformation. Le Président Trump en a d’ailleurs fait les frais durant le décompte des votes puisque plusieurs de ses tweets ont été signalés par Twitter comme n’étant pas fiables.

Plusieurs manifestations conservatrices ont également été décidées et organisées sur la Parler. Aujourd’hui, le nouveau réseau social préféré des conservateurs est devenu le centre névralgique de nombreuses théories du complot concernant les résultats des élections américaines.

Et si Parler est devenu très populaire en quelques jours aux États-Unis, avec plus d’1,5 million de téléchargements entre le 3 et 8 novembre selon The Verge, il connait également une popularité croissante à l’internationale. La plateforme est notamment très appréciée par l’extrême droite française, selon le Huffington Post.