Les consoles next-gen sont enfin là. Mais entre leurs line-up très légers et leurs performances quasiment identiques, pas facile de savoir laquelle choisir. Pour vous aider, nous avons choisi de lister les avantages jouant en faveur de l’une et de l’autre… 

La reine des jeux solo

Les exclus restent le principal argument de vente à l’achat d’une nouvelle console. Sur la précédente génération de machines, Sony a remporté le bras de fer sans trop de difficulté avec de grosses licences comme God of War, Last of Us, Uncharted et Ratchet & Clank. L’éditeur nippon excelle dans les jeux solo narratifs. Il devrait continuer sur sa lancée sur PS5 avec un nouveau Ratchet & Clank déjà annoncé, un nouveau Spiderman, un nouveau God of War et un nouveau Horizon. Les exclus first-party de Sony sont des titres de haute qualité. Microsoft s’était jusque là principalement concentré sur les jeux multijoueur et les FPS / TPS. Les choses pourraient évoluer sur cette génération, mais Sony part avec un joli avantage sur son rival pour le moment.

D’autant plus que l’éditeur n’hésite pas à confier des projets à des studios third-party, ce qui est plus rare chez Microsoft. C’est ainsi qu’on aura droit au jeu de plates-formes Sackboy dès la sortie de la machine.

Plus de jeux made in Japan

Côté éditeurs tiers, les deux consoles se valent plus ou moins. 90% du catalogue est commun. Microsoft a un léger avantage dans les jeux indépendants, Sony un plus gros avantage avec les productions made in Japan, et c’est plutôt logique puisque le studio est basé dans le même pays et entretient donc d’excellentes relations avec les acteurs locaux.

C’est ce qui explique par exemple pourquoi le nouveau Final Fantasy sortira en exclusivité sur PS5. C’est aussi la raison pour laquelle les Dragon Quest ou Yakuza arrivent en général d’abord sur PlayStation.

La situation a toutefois un peu changé : plus de jeux made in Japan sortent aussi sur Xbox aujourd’hui, en particulier les grosses productions, parce que les coûts de développement doivent être amortis avec de plus grosses ventes.

Là où Sony devrait garder l’avantage, c’est au niveau des petits studios et plus petits éditeurs comme Atlus ou SNK. Des jeux qui ciblent un public de niche chez nous, mais qu’on ne retrouvera probablement pas sur Xbox. On pense à des Guilty Gear, des Persona ou des King of Fighters.

Les exclus temporaires

Là où Microsoft investit des milliards dans l’acquisition de studios first-party, Sony investit davantage dans les exclusivités temporaires en “achetant” des exclus de six mois ou plus à coups de millions de dollars. L’argent déboursé sert à compenser les pertes des ventes sur la console rivale et à financer le développement du jeu.

Là où autrefois Sony pouvait décrocher de grosses exclus, les budgets de développement ont explosé et aujourd’hui, Sony doit se contenter de plus petites exclusivités… Godfall par exemple, sortira d’abord sur PS5, et six mois plus tard sur Xbox Series. Le mode Zombies de Call of Duty sera lui aussi une exclu temporaire PlayStation.

Sur une période d’un an, on peut s’attendre à une dizaine d’exclus temporaires, comme Ghostwire Tokyo, Godfall, Deathloop, Oddworld : Soulstorm, Little Devil Inside, Kena ou encore le très attendu Project Athia.

Cela a un avantage : donner une impression d’un catalogue plus riche que la concurrence, mais l’argument s’envole après six mois… Si vous n’avez pas vos jeux en day-one au prix plein, la formule n’a donc pas beaucoup d’intérêt.

La réalité virtuelle

Autre argument que l’on a souvent tendance à oublier : Sony est actuellement toujours le seul fabricant à proposer une expérience en réalité virtuelle avec son PS VR.

La nouvelle version du casque n’a pas encore été dévoilée mais l’ancienne sera bien compatible avec la PS5. Et s’il s’agit là d’une niche, l’argument n’en demeure pas moins très fort auprès de certains joueurs.

Sony a par le passé dépensé beaucoup d’argent pour développer des jeux en réalité virtuelle, avec quelques jolis succès à la clé comme le très sympathique Blood Truth. En revanche, pas de “system seller” depuis le lancement – contrairement aux concurrents sur PC, avec Medal of Honor et Half-Life, qui ont été tous les deux convertis au format VR.

Le nouveau Resident Evil pourrait à ce titre être un nouvel argument de choc sur PS5, qui devrait être à nouveau la seule machine à proposer un mode VR pour le jeu.

La PlayStation Plus Collection

On n’achète pas une console next-gen pour jouer aux jeux de la génération précédente, mais tout de même… Sony se montre très généreux pour le lancement de sa PS5 en offrant pas moins de 20 classiques du catalogue de la PS4 aux acheteurs de la console. On retrouvera quelques grands classiques parmi ceux-ci comme Fallout 4, Battlefield 1, Resident Evil VII, Mortal Kombat X ou Persona 5, mais aussi des exclus avec Until Dawn, God of War, Detroit, Bloodbone et Days Gone.

Forcément, pour les joueurs qui ont déjà joué à ces jeux, ça n’a pas beaucoup d’intérêt, mais pour les nouveaux venus, il s’agit là d’un bien joli cadeau. Pour en profiter, il faudra uniquement être membre PS+.

L’accès à ce catalogue de jeux sera aussi l’occasion de tester les fonctions de rétrocompatibilité de la machine.