Preview – nous avons pu jouer pendant 4 heures à Watch Dogs: Legion

En marge de la sortie prochaine du nouvel épisode de la saga, nous avons eu l’occasion d’essayer en avant-première Watch Dogs: Legion. Durant près de 4 heures, nous avons arpenté les sombres rues de ce Londres dystopique et avons pu découvrir ce que proposera ce titre très attendu. Nous vous partageons donc nos premières impressions.

Pour le troisième volet de sa saga Watch Dogs, Ubisoft Toronto opère de réels changements par rapport au second volet. Exit donc les rues colorées de San Francisco et le côté léger de l’épisode afin de revenir à un titre plus sombre, à l’image du premier volet. Là où celui-ci embarquait le joueur dans une ville de Chicago gangrenée par le crime et les dérives de la technologie, Watch Dogs Legion propose de faire un bond dans un futur sombre au sein de la capitale anglaise. Un choix cohérent compte tenu de l’augmentation croissante des objets connectés au sein de Londres ainsi que des multiples caméras qui jonchent les artères londoniennes.

Autant le dire de suite, la capitale britannique se prête magnifiquement bien au gameplay de Watch Dogs Legion. La ville est désormais envahie par la technologie, tant au niveau des citoyens qui sont “sur-connectés” que des objets qui peuplent la ville. Des milliers de drones appuient la police depuis les airs, afin notamment d’accroître le contrôle du gouvernement sur la population.

Un gouvernement répressif, mais qui n’empêche pas DedSec de s’élever et d’agrandir ses rangs. Déjà présent dans les deux premiers volets, le groupe cyber-terroriste est bien décidé à saper l’autorité. Pour y parvenir, elle recrutera en masse des nouveaux hackeurs au sein de Londres. La grosse nouveauté de ce troisième épisode est excellente. Chaque citoyen peut être recruté et possède ses propres skills, que ce soit en combat ou dans ses aptitudes. Dans notre preview, nous n’avons jamais rencontré deux personnes semblables. C’est d’ailleurs assez intéressant de se rendre compte du travail abattu sur la nouveauté principale de cet épisode.

Comme mentionné plus haut, chaque habitant est unique. Et cela se ressent notamment lorsque certains habitants sont réticents à intégrer DedSec. Vous devrez alors apprendre leur emploi du temps, également unique à chacun, et les retrouver à tel endroit telle heure.

Il est d’ailleurs surprenant de constater que les différences entre chaque habitant ne s’arrêtent pas à leur seul emploi du temps. Ceux-ci possèdent chacun leurs propres personnalité, style de jeu et équipements. Ainsi, nous avons énormément apprécié contrôler l’espion, qui ressemble à un véritable agent secret tiré de la saga James Bond. Il possède ses propres gadgets, comme une montre connectée et une voiture avec lance-missiles, là où le camionneur est bien plus bourrin dans son approche.

Néanmoins, votre lien avec les PNJ se voit entièrement repensé en comparaison avec les deux précédents épisodes. Il n’a d’ailleurs pas été possible dans notre essai de voler les économies du compte en banque des citoyens à partir de notre smartphone. Si ça paraît être un simple détail, il reste fort dommage qu’on ait moins d’interactions avec les Londoniens.

Outre cette perte en interaction avec les habitants, nous avons également déploré un environnement moins enclin à se laisser pirater. Dans les précédents épisodes, nous avions la possibilité de pirater les feux de circulation afin de créer des embarras de circulation, voire d’augmenter la pression dans les bouches d’égouts sur la route. Cela ne semble désormais plus faire partie que du passé, en tout cas de ce que l’on a vu. Ni les compétences possédées, ni celles aperçues dans l’arbre des compétences n’ont laissé entrevoir de telles capacités.

L’arbre des compétences est d’ailleurs entièrement revu, mais peut-être pas de la meilleure des manières. Il est en tout cas moins clair et explicite, et propose sur le tas dans un menu plutôt sommaire les compétences à débloquer.

Durant nos quatre heures de preview, nous avons eu l’occasion d’effectuer de nombreuses missions, aussi bien principales que secondaires. La mission principale visait évidemment à affaiblir l’influence de l’autorité en récupérant notamment plusieurs preuves impliquant la société à la tête des différents drones. Les missions secondaires étaient pour leur part centrée sur les habitants à recruter ainsi que les différents quartiers de Londres à libérer. Des missions évidemment facultatives, mais qui permettent à elles-seules de considérablement augmenter la durée de vie du titre, à l’instar des Assassin’s Creed et autres jeux en monde ouvert.

Nous avons également recensé de nombreux changements dans le gameplay. Celui-ci se veut d’ailleurs plus lourd que celui du second opus, à l’image du premier épisode. Là où Marcus Holloway dans Watch Dogs 2 était un adepte du parkour, les personnages de Legion sont moins rapides et vifs dans leurs mouvements. Ce n’est pourtant pas pour nous déplaire, car cela colle plus au fait que tous les Londoniens ne sont pas hyper agiles. Les mouvements restent en revanche très fluides, tout comme le contrôle des personnages et autres armes à feu.

Celles-ci prennent en revanche une place bien moins importante dans ce Watch Dogs Legion. En effet, nous fûmes fort surpris lorsque, pour riposter vers des policiers qui tiraient à balles réelles, nous n’avions que des pistolets électriques qui n’infligeaient que peu de dégâts. Il faudrait ainsi un aperçu plus large du panel de citoyens afind e voir s’ils sont tous dépourvus d’armes létales. Jusqu’ici, seul l’espion possédait un pistolet, qui d’ailleurs était équipé d’un silencieux.

Enfin, autre grosse amélioration de Legion : sa réalisation technique. Nous n’avons eu accès qu’à une version bêta, et le jeu était pourtant sublime à tout point de vue. Il bénéficiait d’ailleurs du ray-tracing, qui embellit encore plus les différents points de vue de Londres et ses effets de lumière. Ubisoft semble paré pour la prochaine génération de console et notamment les cartes graphiques les plus récentes capables de supporter cette magnifique technologie.

Ce large aperçu que nous avons eu sur ce nouveau Watch Dogs est de très bon augure pour la sortie du titre. Les possibilités de hacking s’articulent autour d’un Londres futuriste, sombre, où la technologie est reine. Un épisode dans lequel il n’y a plus de protagoniste principal, remplacé par les Londoniens eux-mêmes. Un réel coup de fraîcheur à une série qui en avait bien besoin, notamment après un second épisode en demi-teinte. Il y a donc peu de similitudes avec Watch Dogs 2, que ce soit dans les déplacements, dans l’ambiance et les combats. Legion est plus lourd, plus sombre et paradoxalement plus décalé. Un contraste saisissant avec le second opus, bien plus léger et coloré.  Nous émettrons en revanche quelques réserves, notamment en ce qui concerne les possibilités de hacking. Si quelques nouveautés, comme l’emploi du temps de chaque habitant, font leur apparition, on regrette qu’il y ait moins d’interaction avec l’environnement. Cette preview laisse donc entrevoir un excellent Watch Dogs Legion, aux nouveautés très intéressantes. Rendez-vous donc le 29 octobre afin d’en apprendre plus.