La solution de la startup belge Virteo pour le paiement des factures impayées continue de convaincre les investisseurs.

Basée à Malines, la jeune pousse Virteo propose d’aider les entreprises et les recouvreurs de dettes à obtenir un paiement pour des factures impayées. Cet outil permet aux deux parties de suivre l’avancement des recouvrements et d’automatiser certains processus. Après une troisième levée de fonds en 2018, la startup séduit toujours ses anciens investisseurs. Et en persuade un nouveau.

Une première étape

La crise du coronavirus accentue le phénomène des factures impayées. C’est au même moment que Virteo boucle un quatrième tour de table. Cette levée de fonds arrive trois mois après la prise de fonction du nouveau CEO Wouter Vanderheere (cofondateur de TopCompare.be). La fintech obtient près d’un million auprès du flamand PMV. Le fonds belge 4Ventures arrive également pour soutenir la startup, selon tijd.be.

Cette levée de fonds est destinée au développement de Virteo à l’étranger. Elle sera associée à une seconde recherche de financement prévue pour l’année prochaine : 4 à 6 millions d’euros sont espérés.

Une solutions SaaS

La jeune pousse propose aux entreprises et aux recouvreurs de dettes une solution pour suivre et optimiser l’acquittement des factures impayées. Les entreprises peuvent suivre les créances en cours, mais aussi les actions mises en place par les avocats ou les huissiers grâce à leur solution SaaS. Une méthode pour adapter le recouvrement à la taille et à la complexité de chaque dossier, notamment pour éviter les coûts inutiles. Dans son communiqué de 2018, la startup soulignait : “Virteo impose donc un certain nombre de conditions sociales à tous les agents de recouvrement afin de pouvoir gérer les recouvrements à l’aide de son logiciel : ils doivent enregistrer le processus opérationnel du recouvrement d’une manière totalement transparente et souscrire à l’ambition de réduire les coûts tant pour le créancier que pour le débiteur”.

Les personnes qui n’ont pas payé leurs factures ont également un accès restreint au système, selon tijd.be. Avec par exemple une proposition de plan de remboursement.

Les reports de créances ont été nombreux pendant la crise sanitaire, la startup anticipe le moment où les entreprises viendront réclamer le paiement de ces factures.