Wooflash est un service qui existe depuis quelque temps déjà. La plateforme a été lancée l’année dernière “en bêta ou en mode un peu plus restreint“, explique Thomas Lenzi, associé chez Wooclap et directeur technique de Wooflash.

Pour régir à la crise sanitaire, la startup Wooclap qui veut rendre les cours interactifs a adapté son offre. Et notamment sa plateforme Wooflash, qui est maintenant un outil d’organisation d’examen à distance.

Wooflash

À la base, c’est une demande qu’avaient les étudiants qui utilisaient Wooclap de pouvoir refaire les questions Wooclap, à leur propre rythme“, explique le directeur technique. Une plateforme pour prolonger l’appui à l’enseignement de Wooclap à la maison donc. “Là avec le confinement, on a dû un peu se poser la question de comment repasser les examens“. D’après les retours de professeurs à Wooclap, deux schémas se sont dessinés. Soit une évaluation continue, grâce aux grilles de progression des étudiants sur Wooclap. “Mais en parallèle, on avait encore des professeurs qui voulaient des examens classiques“.

La plateforme est modifiée : “ce n’est même pas vraiment un module à part c’est carrément intégré dans la plateforme“. Les professeurs peuvent maintenant transformer leurs cours en un examen. “De même que les étudiants, en trois clics, peuvent rejoindre l’examen“, explique Thomas Lenzi. Notez que la notation d’examen n’est pas un simple résultat mathématique. Les étudiants commencent et répondent à l’examen dans les heures définies par le professeur. Lorsque le professeur consulte les résultats, il peut procéder aux ajustements et pondérations qu’il souhaite. C’est toujours un casse-tête parce que chaque université a son système particulier, là nous nous adaptons en donnant au professeur la liberté totale sur la notation.

Parmi les utilisateurs, Thomas Lenzi cite des professeurs à Mons ou de la Haute École Léonard de Vinci par exemple. “Mais on en a d’autre un peu partout dans le monde qui sont intéressés aussi“, souligne-t-il.

Wooclap

La startup belge Wooclap est destinée aux enseignants et aux professeurs d’université pour pouvoir poser des questions durant leurs cours. Et avoir accès aux réponses en direct, voire de les afficher devant la classe. “Et ainsi soit adapter leurs cours, soit réagir“, explique Thomas Lenzi.

L’objectif est de dynamiser le cours. Parallèlement, la plateforme Wooflash permet aux étudiants de prolonger l’enseignement à la maison. Ils peuvent refaire les questions à leur rythme.

Pour faire travailler les élèves efficacement, Wooclap s’appuie sur un système de répétitions espacées. C’est-à-dire que le programme propose plus fréquemment les questions que l’étudiant ne maitrise pas, ou mal. “Mais avec des fréquences décroissantes, donc au plus ils maitrisent la matière au moins on leur remontre les questions“, explique Thomas Lenzi.

Notez que certains professeurs ont opté pour les outils internes des universités. L’Université Libre de Bruxelles par exemple a dupliqué son espace d’université virtuelle habituel. Une version “examen” a vu le jour, pour proposer une plateforme familière aux étudiants.