« Google possède plus de 7.000 points de données sur à peu près tous les êtres humains vivants », estime l’un des procureurs généraux américains.

Selon le Wall Street Journal, la firme de Mountain View ferait très bientôt l’objet d’une action en justice émanant du ministère de la Justice américaine et d’une coalition de procureurs généraux des États fédérés. Un procès qui fera suite à l’enquête antitrust entamée il y a quelques mois à l’encontre de Google à propos de son monopole publicitaire. Une enquête qui aurait permis au Département de la Justice américaine de rassembler plus de 10.000 documents susceptibles de démontrer le comportement antitrust de la multinationale.

Pour l’instant, si la menace d’un procès plane, ni le Département de la Justice américaine ni les procureurs généraux des États fédérés n’a indiqué qu’une action en justice contre Google aura bien lieu. Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a tout de même avoué au Wall Street Journal ; « nous espérons boucler notre enquête d’ici à l’automne et, dans le cas où nous estimerions que cela le mérite, nous irons en justice ».

Le procureur général a également indiqué au journal américain que dans le cas où il y a bien un procès et si celui-ci juge coupable la firme de Mountain View, les sanctions étaient déjà établies, ainsi qu’un plan de démantèlement pour l’entreprise.

Une telle action en justice à l’encontre de Google sera une première aux États-Unis, alors que les gouvernements fédéral et locaux avaient déjà statué sur le sujet il y a 7 ans, indiquant que Google n’enfreignait pas les lois en matière de concurrence. Mais les récentes et nombreuses condamnations et amendes infligées par l’Union européenne à Google ont sans doute motivé les autorités américaines à revoir leur jugement.

L’enquête dont fait actuellement l’objet Google vise la publicité en ligne que pratique l’entreprise américaine sur son moteur de recherche. Le fait que la firme de Mountain View contrôle à la fois « le côté achat, le côté vente et le marché », comme l’affirme le procurent général Paxton, démontre qu’elle dispose d’un pouvoir colossal.

De son côté, Google a indiqué à The Verge par l’intermédiaire de son porte-parole ne pas vouloir faire de commentaire concernant les spéculations d’un procès à son encontre et précise que « nous continuons de nous engager dans les enquêtes en cours menées par le ministère de la Justice et le procureur général Paxton ». Affaire à suivre, donc.