Plusieurs incidents à l’encontre de pylônes de télécommunication ont été constatés en Europe, dont un en Belgique.

Ces actes criminels ont pour cible le déploiement de la 5G qui, selon plusieurs théories partagées sur la toile, aurait un lien direct avec la pandémie de coronavirus. La 5G est accusée de transmettre le virus ou d’affaiblir les organismes, facilitant la transmission de la maladie.

Le régulateur fédéral du secteur des télécoms, IBPT, s’était déjà insurgé contre les fake news et les actes criminels intentés à l’encontre de pylônes de télécommunication. Aujourd’hui, c’est au tour de la fédération de l’industrie technologique Agoria de monter au créneau.

Des sanctions et des éclaircissements

Outre des sanctions sévères contre les auteurs des actes criminels, le CEO d’Agoria, Marc Lambotte, réclame une campagne d’information neutre de la part des pouvoirs publics. Selon lui, les politiques ne prendraient pas l’incendie d’un pylône GSM à Pelt, dans le Limbourg, au sérieux. Pourtant, chez nos pays voisins, ce genre d’incidents se multiplient.

« Absolument rien n’indique que le déploiement de la 5G constitue un risque pour la santé », souligne-t-il. Établir un lien de causalité entre le déploiement de la 5G et la pandémie de coronavirus n’a pas de sens. Selon Marc Lambotte, cette corrélation établie entre la 5G et le coronavirus serait un moyen pour les organisations opposées à la 5G de recruter des personnes effrayées par le virus.

« Nous comprenons qu’à cause du coronavirus, les gens sont inquiets pour leur santé. Une inquiétude dont certains groupes d’action opposés à la 5G profitent allègrement. Des années de désinformation sur les ondes radio et la santé ont à présent conduit à l’incendie volontaire d’un pylône d’émission dans notre pays également. Une ligne a été franchie. Si de prochains incendies font également des victimes, les groupes d’action porteront une lourde responsabilité. Les actions terroristes contre la 5G doivent être sévèrement punies », indique M.Lambotte dans un communiqué de presse.

88 actes criminels à l’encontre d’antennes en Europe

Au-delà de l’acte criminel et des risques de propagation de l’incendie, s’en prendre aux pylônes GSM entraîne de nombreux problèmes pour les consommateurs. De plus, selon Marc Lambotte, s’en prendre ainsi aux pylônes GSM ne ralentira pas le déploiement de la 5G qui, rappelons-le, n’est pas encore véritablement établi en Belgique. Pour l’instant, il ne s’agit que d’une version “light” de la 5G qui repose sur les antennes 3G et 4G. Donc, en incendiant les pylônes “5G”, les auteurs coupent en réalité les communications mobiles des utilisateurs situés aux alentours. Or, en cette période de crise, disposer d’un contact immédiat avec les services de secours est crucial, soulignent autant Agoria que l’IBPT.

Se fier à l’OMS

Pour Marc Lambotte, la meilleure chose à faire est de partager les communications officielles de l’Organisation mondiale de la santé concernant la 5G et les risques que cette technologie représente pour la santé. Les recommandations de l’OMS sont établies sur base de l’ICNIRP (Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants) qui est constituée de scientifiques neutres.

À l’heure actuelle, la norme d’émission internationale est de 41,2 V/m. Selon l’Organisation mondiale de la santé, les ondes radio 3G, 4G et 5G ne sont pas nocives pour la santé tant qu’elles respectent les normes établies. En Belgique, on est bien loin de cette limite puisque les normes imposées sont 4 fois inférieures à la recommandation de l’OMS en Flandre et en Wallonie et 50 fois plus sévères à Bruxelles.