Un hackaton d’une semaine a été organisé pour réfléchir aux problématiques du futur. Sept projets sont nés. Trois d’entre eux ont été sélectionnés pour être financés et réalisés. Bien que les autres projets ne soient pas abandonnés.

Le consortium MATTERS a lancé un hackathon en ligne : « Beyond Covid ». Ce consortium “improvisé” regroupe des acteurs impliqués dans l’entrepreneuriat social. “Nous avons initié ce consortium il y a deux semaines, et maintenant nous sommes 35 partenaires” explique Bastien Van Wylick, le cofondateur de l’agence d’innovation Impact Valley et membre de MATTERS.

Ils ont challengé des volontaires pour créer des solutions innovantes dédiées à la période d’après crise sanitaire. Les participants ont intégré une équipe autour d’une thématique. L’économie ou l’alimentation par exemple, ou encore la santé ou la mobilité. Au total, les équipes ont travaillé sur sept thématiques durant cinq jours, pour développer une solution concrète liée à leur thématique. “Et donc potentiellement sept nouvelles startups sur le marché belge” souligne Bastien Van Wylick.

Sept propositions pour trois solutions

Les projets des thématiques alimentation, mobilité, et éducation ont convaincu les jurys.

L’équipe alimentation a proposé de réorganiser la production alimentaire, particulièrement dans le cas des produits biologiques. L’objectif étant d’augmenter la part de produits biologiques dans les magasins belges, en protégeant chaque acteur de la production.

Sur la thématique mobilité, l’équipe a imaginé Mobile4Local. Une application qui récompense les comportements positifs des utilisateurs. Ils gagnent des points en faisant des trajets “intelligents”. C’est-à-dire en utilisant les transports en commun ou des solutions de mobilités douces comme le vélo par exemple. Ces points donnent accès à des réductions dans les commerces locaux. Une application qui fait penser à WeWard, qui récompense les utilisateurs pour leurs pas effectués.

Pour finir, l’équipe consacrée à l’éducation s’est penchée sur l’idée School-Up. Une plateforme participative de cocréation d’activités. L’équipe a présenté son projet comme “un lieu inspirant où les enseignants et les experts guident les élèves vers la connaissance” grâce à des méthodes d’apprentissage innovantes.

La maturité des solutions est encore limitée, mais les porteurs de projet ont tous décidé de continuer l’aventure“, explique le consortium MATTERS dans un communiqué.

L’intelligence collective au service des idées

Les participants se sont appuyés sur un processus de création structuré, initié par l’Impact Valley. Et des experts pour faire naitre leurs projets. “On a des experts qui facilite le processus d’intelligence collective dans les équipes, en fait un facilitateur est assigné à chaque équipe” explique Bastien Van Wylick. Les facilitateurs ont accompagné les équipes durant toute la semaine.

Ce type de processus s’appuie sur des workshops, mais la crise sanitaire a obligé les MATTERS à s’organiser. “Ici tout se fait en ligne, on a virtualisé, nous avons digitalisé tout le processus” explique Bastien Van Wylick.

Les participants sont passés par quatre étapes. Dans un premier temps, ils découvrent et comprennent des problématiques pour identifier des sous-challenges. Ils réfléchissent ensuite à des idées de solution, “quelles sont les idées qui sont les plus faisables et qui ont le plus d’impact“, explique Bastien Van Wylick. Les équipes ont ensuite dû définir leurs modèles économiques. Ils ont prototypé leurs solutions le dernier jour de la semaine pour les présenter le lendemain lors d’une présentation en ligne.

Grâce aux partenaires, les trois projets gagnants pourront faire vivre leurs projets. “Les 35 partenaires vont aider les entreprises à faire vivre les projets, à être implémentées, à créer leurs propres structures, à lever des fonds, à accéder au marché, à créer du marketing, une marque…” explique Bastien Van Wylick. “Au total, 12 semaines d’accompagnement sont prévues et un événement rassemblant l’ensemble de la communauté sera prévu en bout de course afin d’en savoir plus sur l’avancement des projets” explique-t-il.