La startup qui permet de trouver des voisins prêts à rendre service lance un financement participatif.

Nous nous différencions des autres plateformes par la philosophie et les TIC” explique Nathalie Devriese, la cofondatrice de Pwiic. Cette philosophie, c’est le modèle coopératif et la simplicité. Elle l’a précisé et expliqué dans un live Facebook de Lita.co, une plateforme spécialisée dans le financement participatif et l’investissement à impact social.

Gouvernance partagée et protection des travailleurs

Pwiic est une plateforme de matching pour “trouver ou proposer n’importe quel service ou objet, en une seule phrase“. Nathalie Devriese la cofondatrice explique que l’utilisation facile a convaincu les utilisateurs : “nous réduisons un maximum la fracture numérique par la simplicité, donc nous avons des personnes de 70 ans qui utilisent la plateforme“.

Les utilisateurs lancent un Pwiic pour chercher un service. Un Pwiic c’est la demande de service résumée en une seule phrase. “Notre robot intelligent interprète la phrase, la localise et l’envoie aux bonnes personnes“, explique la cofondatrice. Un développement informatique “intelligent” selon la cofondatrice. “Nous développons un code le plus intelligent possible avec une infrastructure qui permette de réduire au maximum la pollution numérique liée à notre activité“.

Côté gouvernance, la startup a opté pour le modèle coopératif “afin d’avoir une gouvernance partagée“. Parallèlement, l’organisme met la priorité “au respect des travailleurs de la plateforme par la formation, l’assurance, et un salaire décent“.

Cette philosophie est l’atout de la plateforme face à ses concurrents pour sa fondatrice. Face à ListMinut par exemple, “on n’est pas là pour faire du chiffre de manière absolue en précarisant les travailleurs” explique Nathalie. “Et je pense que les business modèle des plateformes actuelles, de type capitaliste ne permette pas de faire ça, de par leur croissance exponentielle, etc“.

Une startup en pleine accélération

La startup a été lancée en 2017. Pwiic gagne de l’argent de trois manières. Par une assurance payée par les utilisateurs. Un abonnement payé par les prestataires pour des formations et des “conseils sur mesure“. Et enfin une licence mensuelle payée par des partenaires qui ont accès à des communautés.

Par exemple, Tom&Co a lancé une communauté d’entraide pour veiller au bien-être des animaux durant la crise du Coronavirus. Cette crise sanitaire a d’ailleurs été un tremplin pour Pwiic. “La crise du Covid-19 nous a donné des ailes puisqu’en quelques semaines nous venons de conclure trois nouveaux partenariats“. À côté de Tom&Co, Multipharma a créé un partenariat pour permettre à tout le monde d’avoir accès à des médicaments. Le dernier, “s’est signé il y a quelques semaines avec la coopérative Smart” explique la cofondatrice. Le trafic de Pwiic a augmenté de 400% par rapport à la même période l’année dernière. Quand on demande à Nathalie Devriese combien de matchs sont réalisés en Belgique en ce moment, elle répond “c’est 100 personnes par jour en Belgique“.

La startup fait appel au financement participatif pour la suite. “On a besoin de 200 000€“. Avec actuellement 75 000 membres, Pwiic espère atteindre les 300 000 membres à la fin de l’année 2020.